Dans son poème « Dans tes yeux », Dadié s’adresse à toute l’humanité et exprime l’idée de l’égalité universelle. Il célèbre le rôle de sa race de « porter le monde » et contemple aussi le rôle de la nature. La philosophie de Dadié est évidente dans ce poème. L’unité des objets crée un Univers complet de tous les yeux individuels et de tous les endroits uniques. La relation avec son enfant à la fin du poème indique que les relations entre l’individu et le monde sont comme la relation unique entre l'enfant et le père. Dans les yeux de son enfant, il peut voir plus profondément les relations de tous ensemble. Les yeux représentent l’importance de tout ce qui existe. Tous les éléments du monde sont égaux parce qu’ils rendent le monde complet.
Dans « Je vous remercie mon Dieu », Dadié évoque des images réalistes de la culture africaine, les femmes portant des corbeilles sur leur tête, les Noirs portant les douleurs du monde. Il crée des juxtapositions entre les Africains et le monde spirituel (vers 3-5). Dadié souligne le rôle joué par les Africains avec des images bibliques et mythologiques, et tente de créer une identité favorable aux Noirs. Il écrit des aspects corporels, mais aussi les pouvoirs métaphysiques qui permettent aux Noirs de surmonter leurs luttes. Il est content d’assumer son rôle humain. Ce poème est une réponse de Dadié aux influences colonisatrices : il essaye de formuler l’identité humaine sans divisions des races. Il suggère que nous sommes égaux, mais aussi que nous avons tous notre rôle à jouer.
Le thème le plus important que Dadié exprime est l’égalité. Les relations entre les hommes et entre l’homme et la nature sont pertinentes parce qu’elles créent le réseau humain de notre univers.
Je vous remercie, mon Dieu
vers 32-36
Je vous remercie mon Dieu, de m’avoir créé Noir
Le blanc est une couleur de circonstance
Le noir, la couleur de tous les jours
Et je porte le Monde depuis l’aube des temps.
Et mon rire sur le Monde, dans la nuit, crée le Jour.
Dans tes yeux
vers 19-26
Dans les battements de tes mains d’ange,
J’entends tous les tams-tams accordés,
Toutes les chansons de l’Univers.
Et lorsque je les tiens, tes mains,
Je tiens toutes les mains roses des Aurores,
Toutes les mains vierges des Espoirs,
La main des siècles en guipure au temps,
La main des Etres.
Baker, Mary J. and Jean-Pierre Cauvin. Panaché littéraire. 3rd edition. Boston: Heinle & Heinle Publishers, 1995.
Lexique
Haut de page