Emmanuel Roblès est né à Oran en Algérie le 4 mai 1914. Sa famille appartenait à la classe ouvrière, et son père est mort avant la naissance de Roblès. Il a fait ses études à l’École Normale d’Alger, où il a étudié le français et l’espagnol. À l’École Normale, il a formé ses opinions politiques, orientées contre Hitler et Franco.

(À gauche – le père de Roblès en 1913)
(À droite – Roblès lorsqu’il avait 7 ans)
En 1938, l’écrivain existentialiste Albert Camus l’a encouragé à faire du journalisme. Les deux sont devenus bons amis. Au sujet de Camus, Roblès dirait plus tard, « À Alger il y a un dieu très haut – Camus. Et après lui, très loin en bas, est un prophète. C’est moi. » (La Gazette, le 24 février, 1995). Aussi, la même année, il a écrit son premier roman, L’Action, qui décrit une grève à Alger du point de vue arabe. Pendant la guerre, il est devenu interprète pour l’armée algérienne, et puis correspondant militaire en 1943. Il a vu les horreurs de la guerre. Il a survécu quelques accidents d’avion, et a été blessé au bras par une balle. |
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Après la guerre, il éditait le magazine « Forge » où
il faisait la promotion des écrivains de l’Afrique du Nord. Roblès
soutenait
l’indépendance algérienne. Après ce temps, il a écrit beaucoup de ses ouvrages, comme la pièce Montserrat
au sujet de la résistance vénézuelienne contre l’invasion espagnole. Montserrat est probablement son œuvre
la plus célèbre.
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Roblès avec sa femme
Pendant sa carrière, Roblès s’intéressait à la lutte pour la dignité humaine. Il était idéaliste et à gauche, pourtant sans affiliation politique ou philosophie.
Cette absence d’affiliation ou dogme lui a permis de s’opposer à l’exploitation de toutes sortes. Il a travaillé contre la violence et pour l’humanité. Il est mort le 22 février 1995, à Bologne en Italie.
Source des photos:
http://emmanuelrobles.online.fr/
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