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Jean-Baptiste Tati-Loutard et les droits des femmes

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

« La Fièvre »

Sommaire          « La Fièvre » et le Congo         Questions de compréhension       

 

Sommaire

Jean-Baptiste Tati-Loutard a écrit « La Fièvre » en 1980 pour son recueil, Nouvelles chroniques congolaises.  Il parle d’une femme congolaise, Alphonsine Bobéka, qui a un mari abusif qui lui inspire la peur des hommes mais qui l’a aussi emprisonnée dans une vie qu’elle n’aime pas.  Elle a sept enfants et beaucoup de ménage à faire.  L’histoire commence quand elle attend un autobus qui ne vient pas.  La nuit tombe mais elle refuse les taxis qui s’arrêtent quand, finalement, un homme dans une voiture avec l’immatriculation du corps diplomatique s’arrête.  Elle a peur, mais elle décide d’aller avec lui. Ils parlent, elle se détend un peu et tous deux vont à l’aéroport pour quelques minutes et puis le diplomate la dépose.  Alphonsine a toujours peur que son mari découvre qu'elle était avec un autre homme, mais elle décide qu’elle aura des rapports avec le diplomate, une fois, pour se libérer.  Le jour où elle a rendez-vous avec le diplomate, un de ses sept enfants tombe malade.  Elle essaye de l'éloigner mais elle voit une fièvre dans ses yeux et Alphonsine sait que l’enfant est vraiment malade.  Elle sait qu’elle doit rester chez elle pour aider sa fille, qu’elle ne peut pas s’échapper, même pour un après-midi, et elle commence à pleurer.

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« La Fièvre » et le Congo

Le milieu de l’histoire est très important parce que le pays où Alphonsine habite, le Congo, a une histoire d’injustice contre les femmes.  Comme je l’ai dit à la page sur Les femmes du Congo, il y a une grande influence musulmane, dans un pays où la culture congolaise, qui est, en elle-même, répressive envers les femmes, contrôle la vie d’Alphonsine.  Le thème de l’histoire est le manque de droits pour les femmes.  Tati-Loutard développe les idées des inégalités du mariage, la peur des femmes, et la tentative d’Alphonsine de s’échapper pour montrer ce thème.

Les inégalités du mariage

Au début de l’histoire Alphonsine raconte une expérience de sa mère.  Quand le père d’Alphonsine est mort, son oncle, Lounongo, a dit que la mère d’Alphonsine pourrait être condamnée à la peine capitale si elle ne se mariait pas avec lui pour devenir sa troisième épouse.  Elle a refusé et quand elle est allée pour prendre son argent,

« Loungono s’empara des liasses et ne remit que cinquante mille francs à la veuve sur un million de francs perçus.  ‘Tiens, va faire du commerce pour nourrir les enfants’ lui déclara-t-il, au moment de la quitter » (Tati-Loutard 129).

Ce passage montre le contrôle que les hommes ont sur la société congolaise.  Il y a aussi quelques moments où Alphonsine elle-même sent le pouvoir des hommes dans la société congolaise.  Quand elle parle de son mari, elle décrit ses idées sur la fidélité ;

« Son mari lui disait avec une ferme conviction que l’homme n’est pas un être monogame.  Alphonsine affirmait que la fidélité est une conquête morale pour les deux sexes.  Ce n’est pas un cadeau de la nature » (137).

Ici on voit que le mari d’Alphonsine ne croit pas être immoral en étant infidèle mais on sait aussi qu’elle doit être fidèle, ce qui est un autre exemple des injustices contre les femmes en général.

La peur –

Alphonsine dit que Bobéka la tuerait si elle était avec un autre homme.  Elle vit dans la peur.  Après une heure dans la voiture d’un autre homme pendant laquelle ils ont seulement parlé, elle a peur pour sa vie.

« Elle s’attendait à l’assaut de Bobéka.  Elle crierait dès qu’il esquisserait un mouvement vers elle » (134).

Elle vit dans la peur de son mari.  Parce que les femmes congolaises n’ont pas les mêmes droits que les hommes, l’histoire d’Alphonsine représente l’histoire de beaucoup de femmes congolaises.

La tentative d’évasion d’Alphonsine –

Alphonsine est emprisonnée et pour cette raison elle veut s’échapper, même si ce n ’est que pour un après-midi.  Elle veut avoir des rapports avec un autre homme parce que, dans sa société où le divorce n’est pas une réalité pour beaucoup de femmes comme Alphonsine, c’est tout ce qu’elle peut faire.

« Une seule fois, puis elle tournerait la page.  Après quoi, les informations sur les frasques de Bobéka ne feraient plus longtemps bourdonner ses oreilles.  Son cœur se contracterait moins.  Oui, c’est le remède qui remonterait à la surface et nettoierait chaque fois les crasses de son mari comme une serpillière » (137).

On peut dire que c’est la société, une société dans laquelle des femmes n’ont pas les mêmes droits que les hommes, qui fait qu’Alphonsine veut être avec un autre homme.  Elle ne le fait pas, mais elle l’aurait voulu parce que c’était la seule façon pour elle de s’échapper.

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Questions de compréhension

-Quel est le sens du titre « La Fièvre »?

-La peur est une grande partie de l’histoire.  De quoi est-ce qu’Alphonsine avait peur ?  Avait-elle raison d’en avoir peur ?

-Pourquoi Alphonsine décide-t-elle de voir le diplomate une autre fois ?

-Qu’est-ce que Bobéka représente dans la société africaine ?  Pour les Noirs ?  Pour les femmes africaines ?

-Pourquoi est-ce qu’Alphonsine pleure avec son enfant à la fin de l’histoire ?

-Qu’est-ce que la fin de l’histoire veut dire au sujet de la société congolaise et des droits des femmes?

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