Être français dans un monde anglophone

La détresse et l'enchantement de la jeunesse de Gabrielle Roy

  

Pendant toute sa jeunesse, le monde de Gabrielle Roy a été déterminé par un gouvernement entièrement anglais. Le Manitoba était une province anglophone, et la seule influence française au Canada était le Québec, qui est assez loin du Manitoba (voir Géographie). Le gouvernement manitobain a adopté des lois sans consulter les Français de la région, et souvent ces lois sapaient la vie des Français. Au début du siècle, le régime des Anglais du Manitoba voulait imposer l’autorité sur les Français. Donc, le gouvernement anglais a rendu la vie des Français du Manitoba dure, surtout dans le domaine de l’éducation.

         Dans La Détresse et l’enchantement, Roy se demande « A quoi aurais-je pu me livrer avec passion à quinze, seize ans, en ce temps-là, sinon à l’étude ? » La jeune Gabrielle a été élevée dans le système d’éducation du Manitoba, tout au milieu des règles injustes contre la consigne de la langue française aux écoles. Cependant, Gabrielle dit que même « en dépit de la loi qui n’accordait qu’une heure par jour d’enseignement de français dans les écoles publiques en milieu majoritairement de langue française, voici que nous le parlions tout aussi bien, il me semble, qu’au Québec, à la même époque, selon les classes sociales. »

  

(http://en.wikipedia.org/wiki/Manitoba)

 

          Mais comment cette préservation et continuation de la langue française était-elle possible dans ce monde anglophone qui opprimait les minorités ? Roy l’attribue « au zèle, à la ténacité » de ses maîtresses « passionnées et défiantes » qui ont fait des heures supplémentaires pour enseigner la langue française.

   

      

          L’histoire des Français au début du siècle au Manitoba est celle d’une société opprimée par un gouvernement qui aurait préféré qu’elle disparaisse. Mais les Français ont survécu face à l’adversité, et ils ont maintenant une présence importante au Manitoba.

 

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