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- 11/23/2009
Anais Ségalas crée une vraie dichotomie entre l'exotisme les colonies en Amérique contre la France « ordinaire » par sa description de la végétation et par ses représentations des noirs et des créoles. Commençant par un titre qui souligne l'importance de l'environnement naturel aux Antilles, Ségalas montre dans ses descriptions les différences de la végétation dans les colonies et en France, et la façon dont le monde naturel reste un mystère aux blancs. Les arbres sont décrits comme « des monuments de feuillage » (13) et le bois est vu comme « sombre, presque sinistre, et plein d’un silence imposant » (55) ; pour les blancs, le monde naturel est inconnu et, dans un sens, intouchable, le laissant avec un air d’exotisme. De plus, les noirs sont vus en tant que sauvage et sont comparés aux animaux, indiquant une fascination avec « l’autre » ; Jupiter est décrit comme « laid comme un singe, noir comme un merle, lent comme une torture » (7) et les noirs sont « nés empoisonneurs » (33), « le vrai sauvage, de race africaine » (33). Comme des autres gens ont dit, ce facteur de l'inconnu et de voir les noirs en tant qu'extérieurement différent contribue à l'exotisme de « l’autre ». Les créoles noirs sont également vus comme exotique, cependant c’est plus dans un sens de grâce et de la femme mystérieuse et évasive ; Mme de Beaumanguier est un exemple parfait, décrit comme ayant un regard qui était « tour à tour une caresse, une étincelle, un éclair » (47), et les femmes créoles sont vus de la perspective de Charly comme « [des] belles amazones du pays du soleil », la langue elle-même indiquant l'exotique. Finalement, Ségalas insère un personnage dans son histoire, Roland, qui est le Français typique, fasciné par les colonies et en voulant ramener des histoires de l'exotique et du peu familier en France ; il est toujours content d’avoir des histoires qui sont « assez original à raconter à Paris, quand je retournerai à mon cercle » (49). Pour lui, les Antilles sont une place d'aventure, de l'inconnu, et sa connaissance du lieu le lie à l'exotique. Pour Ségelas, il est important de souligner les grandes différences qui ont existé dans le style de vie et la culture entre la France et les colonies, les blancs et les noirs, et elle le fait en dépeignant le monde naturel comme exotique, aussi bien que décrire les noirs et les créoles comme un « autre » inconnu.
Sarah
- 12/5/2007
Comme Zen a déjà cité au-dessous- dans une manière formidable pour son dernier forum, WOO WOO ZEN !!- j’ai souligné aussi le citation de page 47 où l’on fait une comparaison entre le pays maternel et les Antilles. La nature exotique des Antilles qu'est si attrayant au pouvoir impérial est impliquée avec les différences vastes qui existaient entre eux et la France. Différentes dans presque tout façon de France, Ségalas remarque dans plusieurs instances comment la couleur de peau joue un rôle tout à fait différent dans la société antillaise. L'importance de cette hiérarchie de couleur que la société a été basée est illustrée dans la scène où Charly le sent absolument nécessaire d'expliquer à Roland les classes sociales définies par la couleur de peau ; en faisant ceci Charly a établi clairement que son statut, blanc-créole, était équivalent à cela d’un homme français de France. Donc je pense, en outre, Ségalas s’agit un peu des antagonismes existant entre les Français de France et les Français des endroits outre-mer. Ségalas, n'ayant jamais visité les Antilles, décrit une certaine ambiance paresseuse possédée par ceux-là. En particulier, j’ai vu cette nature paresseuse montrée dans les descriptions qui concernent des femmes antillaises. Dans leurs manières « nonchalantes » elles possèdent une grâce particulière, on peut dire exotique. À la page 53 c’est Mme. De Beaumanguier dit : « ‘Oh ! ces Parisiens ! dit la créole, ils ne se reposent jamais ! Cela me fatigue rien que d’y penser.’ » Dans cette même scène là, Ségalas parle de ‘l’ardent soleil’ qui et beau mais qui semble d’être en apparence omniprésent et qui fait se déplacer la vie quotidienne dans les Antilles lentement et avec cette même nonchalance qui est utilisée en décrivant les personnages.
Alissa
- 12/5/2007
En analysant cette question d’exotisme, il est premièrement nécessaire de situer le livre dans son contexte historique et culturel et de prendre son auteur en considération aussi. Ce livre a été écrit par une jeune femme française qui n’a jamais quitté Paris et qui a vécu pendant une époque où il n’a pas existé beaucoup de choix pour la gent féminine. Cependant, une occupation acceptable était celle qu’elle a choisie : l’écriture. Tandis que la société bourgeoise française étant très réglementé ne l’a pas présenté des opportunités excitantes, elle a pu échapper ces contraintes à travers ses recherches sur les Antilles et les récits suivants qu’elle a créés. Ce nouveau monde des colonies représente une fuite temporaire ; la découverte de ses choses nouvelles a nourri l’imagination. Comme Zen a bien souligné, un fantasme pour l’inconnu s’est développé. Le contraste entre ces îles et la patrie évoque une perception d’exotisme grâce à la grandeur des différences touchant pratiquement chaque aspect de la vie : la population, la géologie, la végétation, etc. La diversité de la population antillaise fournit une grande source de cette ferveur pour l’exotique. La multitude des races, la cohabitation « égale » des blancs et noires et la présence des mulâtres et des Indiens « coolies » aussi fascine les gens français. Comment se fonctionnent-ils ces gens inconnus ? Surtout la figure de l’homme noire, la représentation de la sauvagerie, propage des questions et des suppositions. En plus le terrain physique des Antilles est perçu comme exotique par des Européens. Sa géologie, dominé par le volcan la Soufrière, se présent comme une menace constante ; un danger imprévisible et imparable. La végétation est une autre source du danger avec le Bois dans laquelle on peut se perdre facilement. Face à la nature de cette île sauvage, l’homme est sans défense ; surtout un homme étranger qui ne la connaît pas. À cette époque de la modernisation, l’urbanisation et l’industrialisation l’homme européen se pensent comme le maître de son monde, particulièrement sur la nature. Finalement, comme les autres ont déjà signalé, les animaux sauvages contribuent au phénomène exotique. Ségalas souligne surtout l’image du serpent, animal dangereux avec son venin toxique ; « terribles empoisonneurs, dont la piqûre est presque toujours mortelle » (94). Tous les aspects culminent dans une grande perception des îles comme un lieu de l’exotique. Une monde complètement différent, complètement inconnu. L’exotisme surgit de cette étrangeté. Le danger fonctionne avec une allure qui attire les Français, entraîné dans le fantasme des îles, comme Ségalas, cette jeune Française qui n’a jamais quitté Paris.
Sasha
- 12/4/2007
L’exotisme est partout dans l’histoire de Ségalas. Comme d’autres ont déjà dit, elle compare les Antilles aux autres choses exotiques qu’on connait, le bois d’un meuble, ou des anciens lieux connus pour être exotique : « La végétation des Antilles est à la notre ce que notre architecture est à celle de l’ancienne Egypte » (13). Tous que Ségalas écrit était appris des renseignements d’autres. Elle raconte des mythes de la végétation en disant « on prétend » et elle continue à décrire la poison d’une plante en disant que ça brule ce qu’elle touche, « dit-on » (22). Je trouve que parfois Ségalas décrit la vie antillais comme si elle souhaite vivre dans la même façon : « Les maisons dans nos colonies ne sont pas mystérieuses comme les nôtres : les créoles vivent fenêtre ouverte » (66). Les fenêtres ouvertes des habitants symbolisent une vie plus simple, moins contrainte. Ce que Kiloran a noté est aussi intéressant—que Ségalas était féministe. C’est vrai que le personnage d’Onélie de Beaumanguier est fortement indépendant. L’auteur valorise la femme Créole, et il y a l’exotisme là-dedans. Ces femmes sont désirable à cause de l’inconnu : « Ces belles amazones du pays du soleil ne portaient pas la longue jupe de drap, d’un tissu trop chaud pour nos colonies ; elles avaient des jupes blanches, longues et flottantes, sur lesquelles tranchaient coquettement de petites vestes d’amazone. Le chapeau de feutre classique était remplacé par le chapeau de paille, » (67). Pourtant, Mme Beaumanguier retienne au même temps des qualités françaises (comme la grâce d’une femme de l’aristocratie) qui les sauvent de la possibilité d’être complètement sauvage (et d’être donc moins désirable) : « Elles se tenaient gracieusement a cheval, sans avoir précisément la tenue forme et droite de l’amazone, qui doit être fièrement campée sur son cheval. Elles avaient au contraire un certain balancement, et apportaient dans leur tenue un peu de l’abandon créole, ce qui ne les empêchait pas de manier les rênes avec habilité, » (67). C’est le charme et la séduction à la fois (79).
Amber
- 12/4/2007
Ma première réaction à cette question était de regarder le titre du roman : « Récits des Antilles : le bois de la Soufrière ». Naturellement, donc, j’ai pensé a l’exotisme de la nature et surtout l’exotisme des peuples, surtout les contrastes entre la France et les Antilles et les créoles et les nègres.Ségalas utilise plusieurs modes pour comparer les similarités, l’imitation de la France par les Antilles en même temps d’allumer les contrastes. Mais, bien qu’elle fait ses comparaisons et contrastes, la chose qui m’a frappé le plus était l’histoire de l’auteur. Elle est parisienne par naissance et par choix de vie. Tout ce qu’elle connaît sur « l’exotisme des Antilles » est instruit, décrit a-elle par sa mère. Ségalas lui-même n’y est jamais visité, vécu.Elle n’avait peu de référence de cette terre à part des histoires de sa mère. Donc, à mon avis, quand elle parle de l’exotisme, je trouve qu’elle parle plutôt d’une fantaisie, une image que les histoires de sa mère ont rendue plutôt que les vraies expériences personnelles. Sur un autre point, j’aimerais bien parler de l’hiérarchie de la nouvelle société aux Antilles qui entre les créoles et les nègres. Une écrivaine féministe a un jour dit que, grâce au masculinité du monde, la société suit le modèle linéaire, masculin de la composition de la société au lieu du modèle ronde du modèle féminin. Je trouve l’hostilité entre les créoles et les nègres un parfait exemple de ce system et ses chutes – bien que mêmes après l’abolition, ils ne peuvent pas estimer la couleur sacrée de chaque vie humaine, sans tenir compte de la couleur. Plutôt, ils sont revenus, presque tout de suite, au même modèle de leurs oppresseurs préalables. De plus, sur une plus générale pensée, j’ai trouvé me demandant, comme nous venons a la fin de ce cours sur « l’autre empire » qui est vraiment à blâmer pour toutes les injustices que la colonisation a amenée – est-ce que c’était les colonisateurs, les créoles ou tout notre mode de pensée ? La société d’aujourd’hui ne souffre-t-il pas de cette même linéaire, hierachale société ? Ne nous infligeons pas toujours les mêmes injustices sur les autres sociétés qu’on estime comme « moindres » ? Ne nous sommes pas, donc, aussi à blâmer ?
Kiloran
- 12/4/2007
En parlant de l’exotisme, Ségalas met en valeur la question de race. Il est évident que la peau noire est considérée comme plus « exotique » que la peau blanche, parce qu’elle représente les colonies et l’inconnu. Les Français à l’époque n’étaient pas familiers avec les personnes avec la peau noire des colonies ; pour eux, c’étaient les sauvages et les barbares. Par conséquent, l’inconnu du colonisé noir est considéré comme « exotique ». Comme Ségalas le dit, « L’éloignement instinctif du blanc pour le nègre n’est pas seulement une question de peau : les créoles se montreraient plus fraternels pour ces peaux noires, s’ils ne croyaient y voir encore les traces du sang dans leurs aïeux» (77). L’exotisme n’existe pas forcément à cause de la différence de couleur ; cette différence représente cependant les Antilles et le colonialisme. L’exotisme est une construction qui a d’autres significations que celle de la race ; par exemple, Ségalas décrit les créoles d’une manière exotique. Mme de Beaumanguier se décrit comme une de « nous autres créoles » (105). Le mot « autre » dans cette phrase montre la raison pour laquelle les créoles sont exotique même si la couleur de la peau est blanche- ils sont « autre ». Comme il y a une différence de lieu entre les Français et les créoles, les Français les voient comme exotique. Le vocabulaire que Ségalas emploie dans son écriture montre l’exotisme aussi. Par exemple, Mme de Beaumanguier est une créole, et son nom fait référence aux fruits et à l’agriculture qui est cultivée aux Antilles. Son nom est différent de « Ségalas », qui est le nom d’une Française de France. Le patois des Noirs est « primitif » selon Ségalas. La plupart des Français assumait la supériorité à cause d’être plus « civilisée » que les colonisés. L’infériorité des gens aux Antilles aussi fait partie de l’exotisme. Les différences entre les Antilles et la France que Ségalas met en valeur sont la nature, le langage, le climat, et la fraternité. L’avocat du procès dit, « si nous n’avons pas avec eux la fraternité de la peau, nous avons celle du cœur » (83). L’exotisme qui est associé avec les créoles est, d’une part, leur fraternité avec les Noirs. Les Français, en générale, ne voient pas de fraternité avec les Noirs- c’est plutôt un rôle d’exploitation et de «protection ». L’exotisme est à la fois attirant et quelque chose de laquelle on est distant ; Ségalas montre les aspects attirants (la nature, la belle créole) et les aspects plutôt négatifs (le patois primitif).
Linsey
- 12/4/2007
La nature joue un rôle important en ce qui concerne le portrait de l’exotisme aux Antilles. Ségalas (bien qu’elle n’y soit jamais allée), décrit les forêts comme ayant « une magnificence de végétation dont [celle de la France] est loin d’approcher » (13). Son langage quand elle parle de la forêt de la Soufrière est plein de mots qui souligne les caractéristiques fantastiques : « gigantesques… grandeur démesurée…invraisemblable…phénomenales…faite pour les géants…ruisselante de sève…luxuriane » (13). Elle mentionne aussi le lien important entre la perception des choses inconnues comme effrayantes aussi bien qu’exotiques : « on doit ressentir à leur aspect un certain effroi » (13). D’ailleurs, je crois que Leora a bien fait de souligner l’exotisme des personnes (noires) décrites pas Ségalas autant que de l’environnement naturel. Pour comprendre les relations complexes entre les races, cette dichotomie exotique/effrayante est essentielle.
Charlotte
- 12/4/2007
« Le charme de l’inconnu », l’exotisme dans l’art et la littérature est la représentation d’une culture qui est fait pour la consommation d’une autre (Alden Jones). « Le Bois de la Soufrière » est non seulement un excellent modèle de cela, avec ses descriptions du feuillage, paysage et les habitants, mais les personnages de Ségalas le démontrent aussi. Le personnage de Roland est l’archétype des gens consommateur de l’exotisme. Il employait un vocabulaire unique pour décrire ou comparer les choses françaises versus les choses antillaise, « Je serai très fier de leur parler des gens de couleur de toutes les nuances; de la câpresse couleur d’acajou, qui me fait songer à la commode de ma tante (un bois démodé), puis du griffe d’une teinte plus sombre, qui me rappelle un peu mon armoire de palissandre, etc., etc. 43 » Normalement on n’utiliserait pas les meuble pour exprimer les couleurs des gens, mais comme tout lui apparaissait exotique, ses descriptions devenaient d’exception. Même les Créoles remarquait la différence entre le métropole et ses colonies : « Elle était gracieuse sans raideur et sans prétention, car, dans nos colonies, on ne connaît pas les poupées. Elle avait enfin au suprême degré ce charme indéfinissable qui caractérise les créoles : aux Antilles les fleurs n’ont pas de parfum, les oiseaux n’ont pas de chant, mais les femmes ont de la grâce. 47 » Les personnages français faisait toujours la comparaison entre la France et les Antilles, comme si c’était toujours une surprise de trouver une préférence pour la vie, la femme, ou le paysage antillaise.
Zen
- 12/4/2007
Ségalas bien montre la lecteur la vue d’exotisme aux antilles. Quand un serpent a mordu Jupiter, elle a pris le temps de décrire l’importance de cette animale dans la société. “Les serpents sont des colons de la Martinique, qui ne sont pas compté dans le dénombrement des habitants. La Martinique est une île de près de deux cent mille âmes et de plusieurs milliers de serpents. Ils ont pour spécialité d’être excessivement venimeux… » L’abondance des serpents et leur grand danger montre l’exotisme qui existe. En plus, Ségalas décrit la Martinique comme un paradis. « Rien ne manque pour en faire un paradis terrestre : elle a les plus jolies filles d’Eve, les pomme couleur d’or sous le nom d’oranges, et le serpent pour compléter la ressemblance (93) » Elle explique que la Martinique et belle et exotique, pas comme la France. La Guadeloupe est décrit dans la même manière. Mme de Beaumanguier parle de la Bois de la Soufrière comme le volcan possède des pouvoirs grand et mystérieux. « Le bois était sombre, presque sinistre, et plein d’un silence imposant qui nous êut effrayé, si nous n’avions pas été nombreux. Nous admirions sans parler (55). Ce n’est pas juste la nature qui représente l’exotisme, ce sont des gens aussi. « A la vue de M. de Tercel, il [Jupiter] fut pris d’un tel effroi qu’il sauta par-dessus les têtes, avec l’agilité d’un singe… (91) » Les nègres sont décrits comme des animales. Roland, l’ami de M. de Tercel crie « Mais c’est une chasse à la bête noire (92) ! » quand il court après Jupiter. Les nègres sont des sauvages selon les créoles. Même des créoles ont l’exotisme. Il faut penser du nom « Beaumanguier. » Cela veut dire un manguier qui est beau. C’est évident, mais son nom aussi représente l’aspect d’exotisme qui n’existe pas en France. Les manguiers, les volcans et les gens qui ont le comportement des animales ne sont pas présentent en France.
Leora
- 12/4/2007
Ségalas nous situe aux Antilles après l’abolition de l’esclavage. Son récit montre les clivages au sein de la société Antillaise, entre les créoles et les nègres. Les créoles occupent un statut apparemment supérieur dans la société tandis que les nègres, malgré leur liberté, sont toujours aperçus comme des sauvages qui maintenant cultivent la vengeance au lieu de la canne à sucre (90). Le modèle républicain aurait du s’étendre jusqu’aux Antilles, mais Ségalas montre clairement que la société créole aux Antilles n’est ni égale ni ouverte. Charly avoue que l’égalité existe dans les lois, mais non pas dans la moeurs. Cette séparation marque une distinction entre les créoles et les nègres qui maintienne l’image sauvage. Leur royaume - la nature – est donc aussi sauvage. L’aspect exotique des Antilles séduit la curiosité des créoles, surtout Mme de Beaumanguier qui autrefois visitait « la curiosité des environs : les bains jaunes…et surtout le volcan de la Soufrière » Elle s’exprime en disant « Nous voulions écrire nos noms sur ce fameux rocher qu’on admire au sommet, et où tout le monde met sa signature excepte Dieu qui a fait le rocher » (55). L’exotisme des Antilles est à la recherche des étrangers, surtout des français. L’agouti n’est qu’un petit bourgeois dans les forets de la France, mais aux Antilles, il est entouré d’un vaste palais comme Louis XIV à Versailles (14). Roland représente un autre voyageur français, curieux de cette nature exotique outre mer. Il a hâte de rentrer en France pour fasciner son « cercle » au sujet « des gens de couleur de toutes les nuances ; de la câpresse couleur d’acajou, qui [lui] fait songer à la commode de sa tante (un bois démodé), puis du griffe d’une teinte plus sombre, qui me rappelle un peu mon armoire de palissandre, etc. » (42-43). Roland vient d’un monde si loin géographiquement et culturellement. Les observations de Roland soulignent les différences naturels et culturelles entre la France et les Antilles. D’abord, il va sans dire que la nature Antillaise offre une tentation. Roland n’a pas cette tentation dans les forets de la France. L’exotisme de la nature mène à la production commerciale qui bénie les commerçants et les clients français. La production des meubles sont un moyen d’emmener une partie de cette nature chez eux, et c’est peut-être même « à la mode. » Roland est content d’aller raconter à son cercle ses nouvelles expériences parmi les nègres et au milieu d’une terre inconnue pour tout le monde sauf les nègres.
Nathalie
- 12/4/2007
Comment Anaïs Ségalas illustre-t-elle l'exoticisme des colonies de l'Amérique dans "Récits des Antilles: Le Bois de la Souffrière"? Quelles différences entre la France et les Antilles met-elle en valeur?
Kristin, Susan, et Claire
- 12/3/2007
Dans ‘Ségou’ il y a une forte comparaison entre les personnes et le monde naturel dans ce livre. Ce que je trouve le plus intéressant est la technique du « pathetic fallacy » (terme anglais). C’est-à-dire que l’auteur donne des caractéristiques inanimées aux humains, et en faisant, elle élève des forces humaines au niveau de forces naturelles, amplifiant la tension des personnages. J’ai remarqué que, des le début, Condé décrit les humains en utilisant des caractéristiques des éléments naturels (l’air, le feu, la terre, l’eau). Par exemple, Hollis représente le soleil et le feu avec « les cheveux pareils à une coulée d’or » (p207). Le personnage de Samuel ressemble de l’eau : « ses larmes se confondant avec l’humidité de l’herbe sous sa tête » (p207) et sa voix est « limpide comme l’eau de la ravine » (p260). Il y a aussi beaucoup de personnification de la nature. Quand Samuel décide de partir, il pense à « cette terre sans espoir » (p221). On voit bien que la prospérité vient de la terre : « Comme il avait peu participé a la traite, ses habitants avaient gardé l’habitude de tirer leurs ressources du travail de la terre » (p208). En plus, la terre ont le droit d’y reprendre si les gens ne se comportent pas bien. Le soleil à des « dents carnassières » (p271), des arbres sont « squelettiques » (226), et on n’entend « que la grande colère de la mer » (p264). Résultat ? Le paysan « met les mains sur sa tête et crie, ‘Pitié, Bon Dié, Pitié !’ » (p208). Condé avance l’intrigue en décrivant le temps et le climat. Par exemple, quand le soleil (cruel maitre) est en haut, vers le milieu du jour « la colère se mit à monter” (p217, 236). Samuel est si triste que « la nuit se fit dans la vie de Samuel » (p235).
Amber
- 11/7/2007
De façon intéressante, j’étais frappé depuis le début du livre du rôle central de la nature dans l’intrigue de ce livre. Condé utilise la nature dans plusieurs manières littéraires pour développer Ségou, – elle l’utilise dans la préfiguration, la tonalité, la relation entre les personnages, les événements. Une des raisons pour lesquelles j’étais si accordée avec la prédominance de la nature dans cette histoire est a cause du sujet général de mon projette finale – la religion. Bien que cette histoire soit fixée autour la foi musulmane, les influences des pratiques indigènes sont innées aux pratiques des personnages du livre. Bien sûr, on voit comment les personnages ne sont pas uniquement fidèles à la foi musulmane, mais de plus ils gardent leur proximité à leurs racines ethniques – premièrement ils sont Bambaras ou Toucouleurs et puis ils sont musulmans. Ces termes – Bambaras, Toucouleurs… - au premier coup d’œil, signifie un groupe ethnique, une tribu, mais par une plus ample investigation, il évoque, en fait, une manière de vivre. Les tribus africaines comprennent la géographie, la famille, la manière de vivre, la religion. Les religions indigènes d’Afrique sont fondamentalement liées à la nature, qui est fréquemment mentionnée comme « animalisme », et ce qui forge une relation forte entre le praticien et ses environs. La relation entre les personnages et la nature n’est ne que dans la religion, – cette observation est surtout distincte à mon projet – mais je vois l’utilisation de Condé en attirant l’attention du lecteur. La nature capture l’imprévisibilité non seulement du terrain mais aussi de la vie, un thème que Condé imprègne fréquemment. Le désert signifie certainement cette relation entre homme et nature même avec Olubunmi qu’avec Muhammad – il signifie le désespoir, la peur, l’ignorance – même de l’endroit que du personnage. Certainement, je trouve que, en voyant le rôle de la nature crée par Condé, c’est clair que la nature est un aussi grand personnage que les autres du livre.
kiloran
- 11/7/2007
J’étais aussi frappé par l’augmentation des descriptions de la nature dans la quatrième partie du livre. La nature devient presque un autre personnage, Condé a fait un très bon travaille de créer une présence effrayante et majestueuse de la nature. Tout au début j’étais tiré par la description de la nature des Antillés par Holli. Il dit, « Quand vient septembre, viennent aussi les cyclones. Le temps semble suspendu. La nature se fige. Les feuilles ne frémissent plus sur leurs branches. Les fruits ne tombent plus à terre. Puis, le vent surgit, assourdissant bêtes et gens de sa clameur, tandis que les cases s’effondrent avec les bananiers. Alors, le paysan met les mains sur sa tête et crie : « Pitié, Bon Dié, pitié ! » » (208). Ce passage ne marque que le commencement du parti mais aussi d’un nouveau thème dans le livre : Les parallèles entre, Dieu, Nature, et les colonisateurs. Il y a, bien sur, les distinctions entre les trios, mais Condé utilise les descriptions similaires pour les décrire. Samuel semble se faire une sorte de la quête, comme nous avons déjà parlé, il a une crise d’identité. Il essaye de mieux comprendre soi-même en découverte ‘son pays ancêtre’. Il est frappé par la nature brutale de l’Afrique et la présence des hommes blancs. Tous qu’il a attendus, n’arrivent pas. La description de la Nature est la partie le plus important parce qu’il essaye de trouver le soulagement en l’Afrique, de son héritage mais il a peur de cette nature. Il est un décalage profond dans le livre, la lutte entre le passé et la présence, entre la nature et l’homme. Tous les personnages sentent l’impuissance, face aux les Européens, face à la religion et face à la nature. Ces trios forces infligent un monde triste détruit et effronté. Condé utilise ses descriptions puissantes pour montrer le désire humain pour le pouvoir et le contrôle. Mais, il est clair que la nature a toutes le pouvoir, puisque chaque gens, malgré sa peau et race, et mortel. Tous ses gens, Européen et Africain, se battent pour quelque chose qui n’est pas contrôlable, la nature. Il est évident que cet bataille éternelle finira mal.
Susan Farris
- 11/6/2007
Pendant que je lisais la troisième partie de « Ségou », je me demandais la raison pour laquelle Condé y a tellement décrit la nature. Les descriptions de la transformation de la terre aux Antilles (d’un état merveilleux à un état déplorable) m’ont surtout frappée. Alors j’ai construit une hypothèse : le contraste entre la richesse de la terre jadis et la terre aride sur laquelle Samuel arrive représente les effets négatifs de la colonisation aux Antilles, surtout après l’abolition de l’esclavage, qui a beaucoup diminué la nature rémunérateur (pour les Blancs) des îles et donc leurs intérêts là-bas, ET les sentiments de Samuel après d’y avoir arrivé. Quand Samuel y met les pieds, il remarque « une végétation pelée, roussâtre, des arbres squelettiques… » (p. 226) et on lui explique « le problème de la sécheresse qui, depuis trois ans, accable notre belle terre » (p. 227). Les images d’un soleil antillais « cruel » (p. 231) renforcent la sévérité de la nature, par opposition à la terre fertile et chaleureuse qui semblait accueillir les hommes autrefois, indiquée par « l’exclamation de Sir Anthony Shirley : Cette île [la Jamaïque] est une merveille » (p. 251). Donc la sécheresse symbolise la déception de Samuel quand il se rend compte que la terre de ses rêves, la terre féconde dont il a entendu parler, n’existait plus. Il attendait une terre différente, mais il n’a trouvé que des « illusions perdues » (p. 260). À mon avis, Condé veut aussi montrer la manière dans laquelle la colonisation a épuisé cette terre, la abîmant en effet par l’extorsion de ses ressources. Condé répète le mot « ruines » en décrivant la Jamaïque en 1865 à la page 225, l’an où Samuel y est allé, pour souligner les conséquences débilitantes de la colonisation.
Kristin
- 11/6/2007
En parlant de la nature, je reviens au thème de chaos répandu dans ce livre, et qui régnait pendant cette période-là. Les descriptions faites par Condé, à propos des humains qui ressemblent des animaux ou des sauvages, semblent indiquer un état plus proche à la nature, vu plus primitif, des gens de cette époque à cause du chaos. « La nuit, on était tenue éveillé par les cris terrifiants que poussaient des bêtes plus féroces les unes que les autres, et qu’un dérisoire cercle de bûches à demi éteintes était censé tenir en respect. »(207) En lisant cela, et des autres images présentent du climat si chaud, j’imagine une terre ou tous les jours où les uns et les autres se battent le soleil rend la terre sèche comme l’enfer, et les nuits qui apportent l’obscurité- apporté avec les pluies aussi- où on ne peut pas voire les personnes qui meurent mais on les entend encore. En outre, avec les descriptions de Hollis où il parle de la présence des Blancs comme la gangrène de la terre, il montre la dégradation de la terre et des personnes indigènes à cause d’exploitation. Au sujet de dégradation d’état humain, il faut parler un peu de la nature humaine, comme c’est souvent mise en question dans ce livre. « Il allait domestiquer, enchaîner cet instinct diabolique en lui. »(224) Cette citation explique l’état où s’est trouvé Samuel après sa première interaction avec Victoria, et comment ses expériences avec les missionnaires lui influençaient. Avec les descriptions des actions des gens –plutôt décrits comme des bêtes- il me semble d’y être un conflit des émotions intérieures. Par contre, comme Leora a dit la nature est toujours si important dans les vies des Africains. En décrivant le royaume d’Ajumako les fonctions diverses sont montrées de la terre et de la nature « Il se composait d’une douzaine de villages éparpillés à la lisière de la forêt et que leur insignifiance avait protégé des convoitises des grands voisins…Comme il avait peu participé à la traite, ses habitants avaient fardé l’habitude de tirer leurs ressources du travail de la terre, de la pêche dans les rivières qui l’arrosaient et de la chasse dans les forêts toutes proches… »(209) Même avant l’arrivée des Européens, la terre, et plus particulièrement les forêts et les montagnes, était valorisée pour son utilité protectrice face aux voisins ennemis et comme la seule source de nourriture et l’entretien primordial.
Alissa
- 11/6/2007
Même avant lisant la question posée pour ce forum, je me suis trouvé frappé par l’abondance de description de la nature dans cette partie du livre relativement aux pages précédentes. Maryse Condé consacre des passages entiers au signalement des environnements des personnages, s’échappant du rythme continuellement actif à un style plus descriptif qu’avant. Ces interjections descriptives agissent comme une sorte de soutien pour les actions et sentiments des personnages ; ils aident le lecteur d’entrer plus profondément dans leur psyché afin des mieux comprendre. Cela est surtout le cas avec le personnage qui commence comme Samuel mais devient Sans-Nom. Il y a plusieurs instances dans ces cent pages du livre dans lesquels on le voit soutenu par les passages naturels souvent très longs. Ce sont ces passages qui facilitent la compréhension de ce caractère complexe et les étapes changeants de sa vie. Par exemple, après la mort d’Hollis quand il fait la décision définitive de quitter Ajumako et se dirige vers la Jamaïque ; « Il était assis dans un champ parsemé de plantes qu’il n’avait jamais vues, mais dont il savait le nom comme si, enfant, la main d’une mère attentive l’avait conduit à se pencher sur chacune d’elles. Allamanda, poinsettia, lavande rouge, scorpion, liane, orchidée, hibiscus » (Page 222). Ce beau extrait reflète sa mentalité en ce moment ; un peu confus mais impatient de commencer sa nouvelle aventure ; incertaine mais néanmoins obliger à suivre. Et puis on va sa grande joie et bonheur initial de voir finalement la terre jamaïquaine ; « Quelle belle terre malgré la sécheresse qui taraudait ses flancs ! Des fleurs jaunes parsemaient de longues étendues rousses où pointait la silhouette majestueuse des cocotiers, des arbres à pains, des jacquiers. Une vapeur blanche et bleue comme une écharpe de femme entourait le sommet des montagnes d’un vert intense » (Page 230). Ces mots montrent ses espoirs et souhaitent combiné dans une description tellement belle de la terre et l’environnement naturelle. Mais on sait que ce bonheur est court et mort avec l’observation de sa propre terre, Derby Hill ; « L’étendue de la terre était un amas de pierrailles, un paradis pour un amateur de géologie qui aurait trouvé représentées toutes les variétés de roches. Il y avait là des silex à arête tranchante, des bombes volcaniques, des blocs calcaires, des andésites à labrador claires et prismées, qui paraient d’une grâce austère de grands cactus à fleurs écarlates, des taillis d’acacias et de mimosas à fleurs jaunes. Quelques chèvres à robe roussâtre caracolaient librement et, mécontentes de cette intrusion dans leur domaine, s’arrêtèrent pour toiser avec arrogance les arrivants. Une case, bancale sous son toit de paille, veillait sur cette désolation » (Page 235). C’est à ce moment qu’il se rend compte la réalité de sa situation. Sa montre la pauvreté de la terre et donc le désespoir de sa nouvelle vie à Jamaïque. Il est bouleversé par la possibilité qu’il va « crever de faim » et sa femme Victoria « fondit en larmes. » Maintenant c’est une situation terrible. Finalement, il y a les deux descriptions qui commencent et terminent le dernier chapitre de la troisième partie du livre ; « La mer cerne l’île. C’est la gardienne de sa prison. Et la nuit fait aussi le guet… Et le soleil, à présent, fait le guet, le soleil aux dents carnassières » (Pages 268 et 271). C’est au moment où il décide qu’il ne voudrait pas retourner au Ségou, terre de ses ancêtres.On voit sa lutte interne ; sa volonté de comprendre son identité mais le sentiment aussi que c’est impossible. Il se semble piégé, complètement perdu dans le monde, cherchant pour les réponses à toutes ses questions.
Sasha
- 11/6/2007
Condé emploie des descriptions du climat dur pour avancer le voyage décevant de Samuel à sa patrie et pour mettre en parallèle la dévastation à laquelle les Africains ont fait face même après l’émancipation. Ce qui est le plus frappant est comment la Jamaïque est envisagée par Samuel en tant qu’un paradis abondant, un idéal qui est brisé quand il découvre qu’il a été triché par le gouvernement britannique et qu’il devra survivre sur une terre des roches, sans vie ou avenir. De plus, son voyage pour trouver les Maroons de sa mère demande une aventure en des paysages durs sous un soleil impitoyable auquel même lui, en tant qu’un Africain, peut à peine résister. Pour Samuel, ce climat auquel il est confronté est une manifestation physique de la pagaille de son passé et de sa lutte pour identifier avec un présent ou un futur. Il est venu en Jamaïque à la recherche du soi et il est confronté avec un désespoir amer en découvrant une terre qui n’est rien qu’il a imaginé. Liant à ceci, je veux poursuivre la discussion du forum de la semaine dernière sur l’identité et la recherche de soi ; je n’ai pas envie de prolonger l’issue, mais je crois que dans les chapitres que nous avons lus pour cette semaine, on voit la génération plus jeune qui doit surmonter les mêmes luttes que Mohammed et Olubumni. Omar et Samuel, adolescents en une Afrique changeante, sont confrontés avec une confusion de soi et s’embarquent sur une quête pour découvrir leurs passés. Pour Omar, il veut découvrir plus au sujet de son père, et pour Samuel, il veut le contraire – échapper de son père. Dans chacun de ces nouveaux personnages, Condé continue l’idée qu’avec les notions changeantes entourant la religion, et la lutte pour trouver l’équilibre dans les pays infestés de la guerre et de l’incertitude, l’identité individuelle devient perdue, et peut être (peut-être) trouvé dans ses racines – la nationalité semble doubler la religion pour Samuel et Omar car ils veulent trouver une identité pour eux-mêmes dans leurs passés, dans leurs histoires, et dans leurs familles. Il est intéressant à noter que la confusion à laquelle ils sont confrontés pendant qu’ils se développent des enfants aux adultes reflète également le « voyage » typique de la découverte et la compréhension du soi qui est lié avec le « coming of age » ; la plupart, sinon tous les adolescents éprouvent cette tourmente et cette construction/découverte d’une identité qui les définit en tant qu’individu. Pour Samuel et Omar, ceci devient infiniment plus difficile grâce aux forces des tribus ennemis et les Français qui créent un monde de chaos à un temps fondamental pour la découverte de soi des deux jeunes hommes.
Sarah
- 11/6/2007
Les descriptions de nature sont très importantes dans « Ségou » pour montrer la valeur de la terre pour des africaines et comment ils l’ont traité. Les descriptions sont belles ; on parle des saisons sèches et de pluie, des palmiers, de la récolte, et les animaux comme des éléphants et des pangolins. Alors on n’est pas surpris quand Samuel parle de son affection pour la terre. « Tu sais, aucune terre ne ressemble aux nôtres (208). Quand il est au Jamaïque, il est vraiment déçu et étonné de la situation de la terre. « Noirs n’ont pas leurs propres terres (233) » « Les buckras qui sont restés ont pris toutes les bonnes terres et les ont ajoutées à leur domaines. Les nègres ont les autres qui ne feraient pas pousser un os (233) ! » Il y a deux points importants de ces citations. L’injustice de répartition de la terre entre les blancs et les noirs et l’idée que la terre est privée et pas pour le publique. Cela est une nouvelle idée pour les africaines parce que chez eux la terre était pour tout les gens et on ne peut pas la vendre. La situation de la mauvaise terre devient un problème très grave et le manque de terre est un des raisons pour la pauvreté des noirs. Les descriptions de terre en Afrique et en Jamaïque sont une comparaison intéressante. La terre est belle et la façon de vie en Afrique mais en Jamaïque, « Il y avait là des silex à arête tranchante, des bombes volcanique, des blocs calcaires... (235) » C’est impossible de cultiver sur cette terre.
Leora
- 11/6/2007
La « haute silhouette » d’Eucaristus apparait et sa « voix railleuse » hante Samuel et lui demande, « Ah ! tu avais choisi le camp de ta mère. Et qu’as-tu trouvé sur l’autre rive ? » (251). Sur « l’autre rive » existe un monde différent à celui de l’Afrique. La religion chrétienne joue tout un autre rôle dans la structure sociale, et le climat, en particulier, rend la société misérable sous un soleil infernal. La sècheresse de la terre empêche une certaine culture agricole et, donc, ce que l’on cultive dépend de ce climat tumultueux. Surtout le rhum agricole est cultivé par la canne à sucre, un produit abondant aux Antilles. Pour un « Africain » comme Samuel, le rhum est remplacé par le vin de palme. Chez « l’Africain », c’est la récolte du vin de palme, pendant la saison sèche. Un homme en Jamaïque rit et demande à Samuel, « He, l’Africain, chez toi, il n’y a pas de rhum. Comment supportez-vous la vie, alors ? » Samuel répond, « On fait ce qu’on peut avec du vin de palme…On pourrait essayer avec ces arbres-là ! » (242). D’abord, le rapport entre le rhum et le vin de palme représente un certain rapport entre les Antilles et l’Afrique. Le rhum est produit par les champs de l’esclavage tandis que le vin de palme est une récolte annuelle à la quelle participent les hommes et les femmes avec leurs propres arbres. Le vin de palme est sans doute important à l’économie, mais c’est une économie au bénie des Africains. A vrai dire, pourrait-on utiliser les arbres en Jamaïque pour cultiver le vin de palme comme suggère Samuel ? Je ne crois pas que l’huile naturelle de la Casamance en particulier pourrait se déplacer aux Îles. Est-ce que Samuel et Victoria pourront se déplacer aussi ? Samuel est optimiste à trouver ses propres racines; mais en revanche, Victoria a du mal à s’habituer dans cette terre détruite par la traite et la présence des « buckras ». Le rapport entre le rhum et le vin de palme éclairci ce thème des différances dans la terre et les cultures des deux côtés de la rive.
Nathalie
- 11/6/2007
Comment est-ce que Maryse Condé utilise les déscriptions de la nature pour avancer l'intrigue et les thèmes du roman?
Linsey et Charlotte
- 11/5/2007
La question de l’identité et les colonisations semblent de viens toujours ensemble. Même si on est Africain ou Antillais on ne peut pas rejeter complètement la culture Français. Puisque la société qui nous fait grandir nous influence. On voit beaucoup dans la littérature coloniale la lutte avec la langue française. On utilise la langue pour dire ce qu’on veut dire mais on veut aussi manipuler la langue pour créer une propre identité. Maryse Condé, aussi, n’aime pas les contraintes d’une identité précise. Elle dit qu’elle n’est pas juste femme, mais aussi mère, Française et Guadeloupéenne. On ne peut pas s’identifier avec qu’une identité. Même si on était contrôlé par force par un autre peuple, ils apportent des choses qui reste dans la culture des oppressé. Je crois que cette crise d’identité est présente dans le livre du « Ségou » dans les personnages de Mohammed et Olubunmi qui sont liés par leur sang mais séparés par leurs croyances. Ce rapport entre Mohammed et Olubunmi peut symboliser aussi la lutte modern des gens colonisés. Leur sang existe toujours, mais ils étaient influencés par les Européens aussi. « Comment lui insuffler cette foi et cet amour de Dieu qui l’emplissaient ? Comment lui faire comprendre que Ségou avait en réalité gagné en beauté, puisque les ombres du paganisme ne l’obscurcissaient plus ? » (pg.137). Encore on voit la question de l’adaptation. Comment on peut s’améliorer et joue avec le monde modern sans perdre leur histoire et douanes ? Au cause du nouveau contact avec des gens dans les mondes l’identité et plus difficile d’identifier. On marie autour de son propre cercle des peuples, on déménage aux endroits diffèrents. L’identité ne peut pas être qu’une chose dans notre époque, au cause de ça, l’identité était devenue, pour la première fois, quelque chose du conflit de soi.
Susan Farris
- 10/31/2007
Si l’identité évoque un caractère permanent, peut-être un aspect de l’identité est l’idée de la tradition. C'est-à-dire que, la religion et la nationalité sont deux manifestations de la tradition. Je vais constater que, dans « Ségou », Condé décrit une période de changement des mœurs et des croyances. Pendant une telle époque, ça doit être difficile de rester fidèle aux croyances si on ne sait plus quelles mœurs font partie de l’identité d’un peuple. Peut-être d’autres commentaires avaient y touchée quand on a parlé de la mort du « régionalisme » (Nathalie) et de l’infiltration de l’Islam (Leora). On voit cette transformation de la société à travers l’attitude du personnage d'Olubunmi. Au début, Olubunmi était vraiment nationaliste. Il s’identifiait selon son ethnicité : « Frère, je suis un Bambara de Ségou. Donnez-moi des armes que je me batte ou meure avec vous, » (p.125). Puis, Olubunmi dit, « Aujourd’hui je ne suis rien qu’un homme sans foyer, sans attaches… » (p.127). Sa loyauté est à Ségou, mais qu’est ce que le mot Ségou signifie maintenant ? « La malheur, c’est qu’il était né trop tard…a un moment où les Bambaras n’étaient plus les Bambaras, où Ségou n’était plus Ségou, » (p.162).
Amber
- 10/31/2007
C’est remarquable cette perspective bien recherchée de Condé. Comme des autres dans le forum ont déjà dit, l’accent de Condé est mis sur l’importance de s’identifier avec une religion ou un endroit qui décidait les chances de survie dans cet environnement d’hostilité. L’identité de l’un et de l’autre était toujours mise en question, et la vie véritablement sanglante pendant ce temps-là était conduite par les tentatives à soumettre ‘l’autre’, et de déclarer soi-même supérieure. Dans ce temps dominé par le chaos ou les hiérarchies de pouvoir- comme lesquelles qui étaient faites par la colonisation et la religion- était répandues, je trouve que c’était pour la plupart des fidèles qui sont morts et les infidèles, qui ont caché leur vraie identité, qui ont survécu. C’était dans cette mission d’accéder du pouvoir ou le thème de soumission dominait les religions aussi d’êtrefidèle’ au vrai dieu était le même d’être supérieur. J’ai souligné la même citation de Leora pour montrer un peu l’environnement chaotique des croyances qui se manifestait en la difficulté de se définir. En outre, quand Olubunmi a parlé un peu de sa jeunesse quand il est entré dans cette guerre partout, il attire l’attention au fait que de cette guerre qui continue depuis des décennies est nés les croyances qui n’étaient jamais totalement développées et n’avaient pas de profondeur et donc, qui perpétuaient le chaos.
Alissa
- 10/30/2007
La question de l’identité remonte en plusieurs façons dans ce roman. A mon avis, l’auteur avance la théorie que la lutte d’identité est ce qui nous donne notre humanité. Le animaux ne peuvent pas ruminer sur ses existences, leurs personalités, leurs choix dans la vie. Cette capacité est ce qui nous distingue. De plus, je crois que Maryse Condé veut surtout nous souligner l’idée qu’il n’existe pas de noir et blanc dans l’histoire de l’Afrique (no pun intended…) Comme nous sommes tous humaines, on ne peut pas toujours reprocher aux autres les choix (bien qu’elles soient quelquefois mauvaises) qu’on fait en traine de chercher son identité. Il fait faire attention avant de condamner les autres, puisque l’ambiguité morale existe pour tout le monde. Elle nous montre cette idée avec les émotions contradictoires de El Hadj Omar, avec les épreuves des frères Mohammed et Olubunmi que toute la classe a bien expliqué, et avec la nouvelle histoire de Samuel.
Charlotte
- 10/30/2007
L’identité est caractérisée par les racines et les ancêtres de quelqu’un. Mais un autre grand parti d’identité est ce qu’on fabrique par ses relations avec des autres et ses passions dans la vie. Comme Zen a dit, l’identité est différent aujourd’hui que dans le passé. Dans l’histoire, l’identité est basé sur d’où on vient. Dans ce cas, ce n’est pas possible de garder l’identité et d’être musulman. C’est clair que Olubunmi a essayé de se forcer l’islam mais cela n’a pas marché « Il avait appris des prières musulmanes, et, a chaque fois qu’il les prononçait, une sorte de fiel emplissait sa bouche, la rendant haineuse et amère. » pg 114. En plus, quand Olubunmi a découvert que Ségou était tombé des musulmanes il était déplorable. Sa loyauté est de Ségou. Mais pourquoi on ne peut être Bambara et Musulman ? C’était à cause des musulmans qui ont forcé la religion sur les « infidèles » et qui ont dit qu’il faut choisir entre les deux. Aujourd’hui, c’est une autre histoire parce que l’Islam a infiltré la société. On peut être une ethnie et un musulman au même temps. A mon avis, l’identité est construite socialement. Beaucoup de gens disent que leur identité est sa race, comme noir ou blanc, mais la race n’est pas biologique. C’est complètement construit par la société. Alors c’est a cause des contraintes de la société que quel qu’un ne peut pas servir deux maîtres.
Leora
- 10/30/2007
Ce qui est remarquable chez Condé c’est qu’on définit notre identité surtout par ce qu’on est et ce qu’on n’est pas : on est Bambara ; on n’est pas Peul ; on est de Hamdallay ; on n’est pas musulman etc. Ce qui est essentiel dans cette histoire c’est QUI on est et d’OÙ on vient. Olubunmi et Mohammed ne vie pas dans le monde d’aujourd’hui où on est censé de ne pas juger les gens par leurs origines et orientations, cela montre qui nous sommes. L’identité nous appartient. Elle est si insinuante et essentielle à nos caractères que sa séparation ou enlèvement crée un désaccord avec nos êtres : « Olubunmi découvrait la douleur de perdre ce qu’on possède le plus cher au monde. Orphelin au bord d’un tombeau béant, il souhaita s’abimer dans cette fosse qui contenait son bien le plus précieux. Des bribes de chants, des paroles très anciennes, des images noircies par le temps lui remontaient en mémoire, et il lui semblait qu’il ne pourrait jamais, jamais apaiser cette souffrance-là (117) ». Peut-on rester fidèle à la religion et à notre nation ? Comme on voit dans Ségou, cela dépend si notre nation ou religion nous donne le choix. Il n’y a pas longtemps où on ne pouvait pas être juif et citoyen de la France. Des fois, la religion ou l’ethnicité d’un individu ne nous permettrons pas de servir deux maitres à la fois.
Zen
- 10/30/2007
Je trouve cette question tellement pertinente, pas seulement au sujet de cette partie du livre mais aussi dans l’histoire de la France, la France contemporaine et le sujet de notre cours, « L’autre Empire. » Pour la plupart des Français, même en France que dans « l’autre Empire », jusqu’au 1905 l’identité religieuse et nationale était un et le même. Puis, en 1905 avec la sécularisation de l’état, la religion et le nationalisme, et leurs propres identités, sont devenus des entités complètement séparées. À mon avis, cette étape, prise plus qu’il y a un siècle, a changé la manière dans laquelle les Français voient leurs identités. Premierment, les Français sont les Français, plutôt que les Catholiques. Condé montre cette prédominance de la nationalité, par contre a la religion, quand Mohammed dit « Avant d’être un musulman, je suis un Bambara »(174). Les personnages de ce livre s’identifient premièrement avec leur nationalité plutôt que leur religion, pour moi je trouve que leur nationalité, pour eux, est plus sacrée que leur religion. Pour El Hadj Omar, j’ai eu l’impression que la religion était plutôt une excuse, une excuse pour le conflit, pour la guerre, pour le jihad, mais la nationalité avait les racines plus profondes. Personnellement, j’identifie avec cette notion. Bien sûr, je suis catholique, mais quand je pense a mon identité, je ne pense pas à ma religion, je pense à mon ethnicité – française, anglaise, écossaise, hollandaise. Mais, je trouve que cette identification est le résultat de la modernisation, la globalisation. Condé montre parfaitement cette évolution de l’identité comme un mélange de nationalité et la religion de quelqu’un qui change à devenir que la nationalité d’une personne.
Kiloran
- 10/30/2007
Les frères Mohammed et Olubunmi se trouvent tous les deux perdus dans leur monde affaibli par les conflits religieux. L’identité en Afrique est complexe, parce qu’il s’agit des centaines de groupes ethniques tandis que certains ont tendance de penser à l’Afrique comme un continent de peuple noir et indistincte. A travers les soucis de Muhammad et Olubunmi, on se rend compte que le rapport entre religion et nationalisme « ethnique », donc plutôt un régionalisme, dans leur région multiculturelle mettent en question l’identité. Je trouve que Muhammad a choisi ses racines au lieu de la religion. Lui, il ne pouvait pas soutenir le regard de deux maîtres, celui d’El-Hadj Omar et celui de ses ancêtres représenté par l’arrivé d’Olubunmi ; alors, il s’échappait. « Mohammed ne pouvait plus supporter de voir un Bambara se faire le sujet d’un Toucouleur, et ses anciennes arguties selon lesquelles la soumission aux Toucouleurs n’était que la soumission au vrai Dieu lui paraissaient non seulement idéalistes, mais carrément choquantes » (154). Cette décision a été faite quand Muhammad s’est trouvé à cheval entre le chemin de son frère, un extrémiste sur le côté anti-religion, et l’autre extrême, le chemin du messager d’Allah. Awa et ses enfants lui manquaient, et même si Mohammed était l’homme pieux, il va sans dire qu’il était surtout un homme avant d’être un musulman. Ensuite, il faut se demander qui est le maître dans ce monde ? Est-ce qu’il faut obéir à un autre homme comme El-Hadj Omar, ou le divin Allah ? Pour Mohammed et Olubunmi, leurs maîtres c’étaient leurs familles, leurs racines, et leurs terres, il n’était surtout pas celui imposé par l’extérieur. Malheureusement, cette loyauté envers ses racines, et son manque de changer « pendant le temps du ‘progrès’ » comme la question se pose, mène à sa mort. Ce n’est pas seulement la mort de Mohammed, mais aussi la mort de ce « régionalisme » qu’il représentait. Enfin, la mort d’un maître va céder la place à un autre, même s’il n’a pas les mêmes valeurs.
Nathalie
- 10/30/2007
Il est évident que les deux frères, Mohammed et Olubunmi, se sentent des grandes difficultés au sujet de l’identité. La définition de l’identité est complexe : j’imagine que ce n’est pas la même définition pour tout le monde. Les éléments de l’identité varient selon les croyances, les priorités, la foi, le contexte, la géographie, la famille, les besoins, etc. de l’individu. Pour Mohammed et Olubunmi, il y a beaucoup de contradictions qui sortent des différents aspects de l’identité : par exemple, la religion et le nationalisme (pour Mohammed). A la page 141, il y a une description de la situation dans laquelle Mohammed se trouve à cause de ces contradictions : « Il ne comprenait pas son âme, il ne comprenait plus son cœur. Il aimait El-Hadj Omar. Il aimait l’islam. Il aimait son frère défunt. Il aimait les Bambaras. Il aimait Ségou. Il le comprit, sa vie entière ne serait jamais que cette confusion, que cet écartèlement entre des pôles opposés ». Tous les éléments qui sont mentionnés dans cette citation font partie de l’identité de Mohammed, mais il y a quand même beaucoup de « confusion » par rapport à la choix que l’on devrait faire entre les éléments contradictoires et opposants. Je ne sais pas si on peut servir deux maîtres ; si cela soit possible, j’imagine que la confusion ne serait pas tellement accablante. On ne veut pas être hypocrite en générale ; il faut que l’on soit fidèle aux mœurs et aux croyances pour qu’il n’y ait pas de dissonance entre ce que l’on pense et ce que l’on fait. Quand on n’est pas fidèle à certaines mœurs pour être fidèle aux autres, on se sent une confusion qui trouble. Après avoir posé la question « qu’était devenu Olubunmi Traoré, forcé de choisir entre deux maîtres ? », Olubunmi « s’aperçut qu’il avait grand-faim » (114). Je pense que cette faim peut être considéré aussi bien comme la faim physique qu’une absence associé avec une identité confuse. Les Traoré sont décrits comme une famille de « conflits internes » (149). Il me semble que Condé décrit les contradictions de l’identité comme quelque chose de normale contre laquelle on devrait se battre. Il n’est pas rare dans les colonies françaises en Afrique que les africains se sent divisés entre le progrès et les racines et entre le futur et le passé. Mohammed et Olubunmi prennent des mesures extrêmes en essayant de prendre la bonne décision dans un état de telle confusion. La confusion d’identité pourrait être vraiment destructive, parce que suivre deux maîtres opposantes n’est pas souvent une option.
Linsey
- 10/30/2007
« Caractère permanent et fondamental de quelqu'un, d'un groupe, qui fait son individualité, sa singularité. » C’est la définition d’identité selon un dictionnaire (fr.answers.com) en ligne. Donc, il s’agit de la manière dans laquelle on se définit, de la force que l’on voit neutraliser tout autre force dans les périodes de contrainte. Dans « Ségou », il est évident que plusieurs des personnages (surtout Mohammed) sont en train de se définir et de décider quelle force est la plus forte en eux, pour qu’ils puissent agir d’après leurs intérêts les plus profonds. Même si le conflit des intérêts est plus évident pendant la partie que nous venons de lire, Condé présente cette impasse très tôt dans le roman. Cela indique que la question de l’identité va beaucoup y importer. Par exemple, à la page 15, on dit, « Il est vrai qu’il [Mohammed] était confronté à un terrible dilemme. La victoire d’El-Hadj Omar sur les Bambaras signifierait la ruine et l’humiliation du royaume de ses ancêtres. La victoire des Bambaras sur El-Hadj Omar signifierait la défaite de l’islam. » Il est clair que Mohammed se considère Bambara ET musulman, mais aussi qu’il ne sait pas en ce moment-là lequel il est le plus. Pour répondre à la question « Peut-on servir deux maîtres ? », je dirais : oui, on peut s’identifier à « deux maîtres », mais s’ils s’opposent, on ne peut jamais être fidèle aux deux. Par exemple, à la page 98, Mohammed dit, « Ce n’est pas contre l’islam qu’ils [les Bambaras] se rebellent… c’est contre un conquérant étranger qui prétend les gouverner. Tandis que toi, tu acceptes El’Hadj Omar car il te semble le visage de ton Dieu. Alors, tu sembles un traître ! » Donc, s’il n’y avait pas de conflit d’intérêt entre les Bambaras et les musulmans, cela serait possible. Malheureusement ce n’est pas toujours comme ça - et voilà le cas pour Mohammed, un homme musulman très pieux, dévoué à la diffusion de l’islam, mais qui a ses origines dans un tribu « païen ». En ce cas, il faut choisir parce que les intérêts d’un groupe ne sont pas d’accord avec les intérêts de l’autre et donc on ne se trouvera jamais dans une situation qui exhibe les intérêts des deux. Alors, si on essaie d’être fidèle aux deux identités, on ne sera jamais satisfait et l’on ne se sentira jamais comme si on n’est vraiment fidèle ni à l’une ni à l’autre. Au cours du livre, le lecteur voit la lutte intérieure de Mohammed, mais à la page 138 il décide quelle force fait son identité. Il dit, « Avant d’être un musulman, je suis un Bambara… Je suis un Bambara et je suis un homme. » Ainsi il met son origine avant sa religion, se définissant selon le premier plutôt que le dernier. Mais plus tard, on voit qu’il n’est pas certain d’avoir bien choisi. Le livre dit, « Il aimait l’islam… il aimait les Bambaras. Il aimait Ségou. Il le comprit, sa vie entière ne serait jamais que cette confusion… » (p. 140). Donc le dilemme de son identité continue jusqu’à sa mort, même s’il a choisi à la fin de défendre ses origines contre sa religion.
Kristin
- 10/29/2007
Dans la deuxième partie du livre on voit que les personnages, y compris les deux frères, Mohammad et Olubunmi, se trouvent tourmentés par une lutte internelle autour de la grande question d’identité. Comment est-ce que l’on définit notre identité ? Peut-on servir deux maîtres ; cela veut dire est-ce qu’il est possible d’être fidèle en même temps à la religion et au nationalisme? Comment Condé illustre-t-elle cette épreuve à laquelle chacun doit répondre à un moment de sa vie ? Est-il possible de rester sincère aux ses racines pendant les temps du progrès et change ?
Sarah & Sasha
- 10/29/2007
Je vois la comparaison entre « le fardeau de l’homme blanc » et le Jihad un peu comme Kristin et Sasha, avec une petite distinction. Le Jihad est comparable à la colonisation, mais ce n’est pas aussi lié à l’esclavage que la colonisation. La différence est que l’administration musulman était *théocratique*. La motivation du Jihad est de protéger la terre musulmane d’une attaque et de convertir des fétichistes. La colonisation européenne avait pour ses buts l’expansionnisme et l’acquisition des marchandises (des épices, des ressources naturels, même de la main d’œuvre). L’institution de l’empire coloniale et l’établissement de la traite ont précédé la politique française d’assimilation dans les colonies. Malgré cela, le racisme y entre dans chaque cas. Les musulmans de l’Afrique, comme les français, ont construit une hiérarchie sociale, dans laquelle les noirs étaient inférieurs, (y compris les croyances religieuses, parce qu’il y a tout un commentaire sur la foi des tribus Africains). En plus, je veux écrire quelque chose sur l’oppression, de laquelle Linsey avait déjà parlé. On dit que l’oppression religieuse soit plutôt une oppression psychologique. Moi, je dirai que, si on est obligé de sacrifier physiquement pour la foi, même de se consacrer le corps pour le jihad (comme Mohammed), la religion peut être aussi un forme de servitude physique. Pour développer le lien entre les esclaves et les participants du Jihad, on peut parler de l’oppression des femmes dans chaque situation. Il existe plusieurs similitudes. Les femmes sont vues comme des objets. Elles n’ont pas des droits. Une femme est obligée de se soumettre aux dispositions de ses « maitres », en tous qui concerne le sexe, le mariage, et même ses pensés.
Amber
- 10/17/2007
Encore, nous sommes confrontés avec le thème d’oppression dans « Ségou » par Maryse Condé. Il est clair que la ‘colonisation’ de l’Afrique a commencé avant l’arrivée des Français. Condé souligné les effets de la mondialisation et la ‘découverte’ d’une autre culture. Le livre me rappelle du film « Ceddo » par Ousmane Sembene, ou l’on voit l’influence d’Islam sur les peuples. On peut aussi voir la collision entre l’Islam et le christianisme quand les Européens sont arrivés. Il est clair que l’histoire de l’Afrique ait plein d’oppression et des conformations. La signification que j’ai trouvée dans « Ségou » par rapport des autres livres que nous avons lus est le risque avec l’extrémisme. Le fardeau de l’homme blanc et le jihad sont des idées qui peuvent être interprété trop loin. La religion peut être une bonne chose et l’aide des autre peut être une bonne chose mais il est clair qu’ils ne puissent pas être imposé. L’imposition d’Islam a les effets similaires que la colonisation. Alors comment les deux impositions sont-ils différents ? La raison pour laquelle ils sont venus à l’Afrique est différente. La colonisation a les raisons politiques et économiques pour y entrer. Il y a un motif direct ; le gain économique pour les Européens. Par rapport du Jihad, les motifs sont, pour la plupart, idéologiques. Les gens semblent de penser que l’Islam est quelque chose de nécessaire pour tous les gens. Les résultats, même si les raisons sont différentes, semblent d’être similaire, l’oppression d’un peuple. Condé a bien exprimé, que nous sommes dans un cercle d’histoire. Les événements sont différents, mais l’oppression existe encore.
Susan Farris
- 10/17/2007
Cette question de comparaison entre le fardeau de l’homme blanc et le Jihad musulman est véritablement captivante. À travers ses mots Maryse Condé nous montre les chocs entre les cultures disputant ; on voit la vie traditionnelle menacée par les forces extérieures envahissantes. Ce livre est très intéressant, surtout à ce moment dans ce cours, parce qu’avant j’ai seulement pensé aux conflits entre africain et européen et pas aux ceux qui sont entre les confréries africaines. Je ne me suis pas arrêté pour penser aux conflits internes ; les difficultés « indigènes » du grand continent africain. En plus, l’aspect religieux impliquant l’islam m’a étonné car avant à propos j’ai seulement considéré le prétexte chrétien de la mission civilisatrice européenne comme enjeu divin. Donc c’est complètement naturel de voir les liens entre le fardeau de l’homme blanc et la guerre sainte musulmane, le Jihad, comme il s’est passé aux terres africaines. Les deux représentent les manières de l’oppression ; les manières d’imposer le pouvoir. Dans une certaine mesure, ces forces extérieures exigeant la soumission peuvent être vu comme véritablement similaire. En fait, pendant une partie du livre, il semble que les deux sont des deux maux entre lesquels les gens sont piégés. Par exemple, Olubunmi s’efforce avec les deux qui le harcèlent : les Blancs et les Toucouleurs. Pour lui il faut choisir lequel est moins horrible. Premièrement c’est les Blancs, « Puisque les Blancs semblaient de taille à détruire les Toucouleurs, ne fallait-il pas se mettre à leur service ? » (p. 53). Mais, après un peu de temps, il change son avis ; « Il se demandait si la foi musulmane, l’appartenance au territoire du dar al-islam n’étaient pas le meilleur moyen de résister aux pressions intérieures et extérieures des Blancs » (p. 57). Malgré ces similarités, il est important de noter les différences entre les deux, particulièrement à propos de leur nature. Pendant que le Jihad est surtout religieux, la colonisation européenne est motivée par l’économie et la politique. Il est toujours difficile à rationaliser les luttes provoqués par la religion, grâce a sa complexité, sa nature divine et surtout sa passion personnelle. Il est donc plus facile à comprendre les motivations européennes, plus rational, provoqué par l’argent et le pouvoir. Les musulmans mènent les jihads à cause de leurs convictions. Comme Mohammad explique à son peuple qu’il « faut faire la paix avec lui [Omar], car il n’a ni ambitions territoriales ni ambitions politiques. Il ne veut que voir régner le vrai Dieu ! » (p. 82). À leurs yeux, il n’est pas possible de vivre sans suivants les mots de Dieu et donc si la force est nécessaire pour les accomplir, ils vont la faire, mais ce n’est pas que la violence est la seule moyenne ; « il n’avait qu’un désir, remplacer le jihad par quelque forme de conversion sans violence » (p. 68). Surtout, ces deux forces extérieures ont contribué à la destruction de la façon de vivre traditionnelle. La richesse des cultures ont été exterminées et la diversité réduit.
Sasha
- 10/16/2007
Comme Condé illustre des enjeux de jihad dans ce livre, je vois qu’il y existe plusieurs motifs qui renforcent le système d’esclavage. Dans ce livre, la seule motivation est la religion de la plupart des personnes qui font asservir aux autres, tandis que les européens- l’homme blanc- ont souvent utilisé la religion pour étouffer les motifs économiques. De plus ces deux cas, de Jihad et de l’homme blanc, possèdent des missions particulières. Pour l’homme blanc sa mission, vue son fardeau, était de faire apprendre leur vraie civilisation aux sauvages. En vue d’environnement de jihad illustré par Condé, pour un musulman à la recherche d’être un vrai fidèle à la religion, il faut faire des épreuves pour faire comprendre autres personnes, y compris les infidèles, de la bonne foi d’islam. Donc chacun a leur propre vue ou façon de vivre d’imposer sur des autres, et les deux utilisent l’esclavage pour renforcer la mentalité relative à la mission particulière. J’ai noté comment le milieu et l’environnement social autour de ces deux systèmes d’esclavage possède une minorité, à la part de la groupe qui domine, qui peut reconnaître des mauvais éléments. Par exemple dans le livre, Le Chaumière Africaine, dans ses expériences avec les esclaves Dard critique un peu le système duquel elle bénéfice. « Si l’empire de Dieu doit se fonder sur la souffrance, le désespoir ou la mort des hommes, alors, tant pis pour Dieu ! »(22) Cette citation montre l’esprit de Mohammed à la fois, et son attitude critique de ce qui se passe autour de lui. Ces deux attitudes sont simplement des reconnaissances, vues comme radicaux, et ne donnent pas lieu aux actes manifestes à la part de l’individu. Enfin ces attitudes critiques montrent comment la mentalité esclavagiste n’était pas seulement pour les esclaves- pour les garder inférieurs- mais pour qu’ils gardent leur statut élevé, elle concernaient aussi les oppresseurs.
Alissa
- 10/16/2007
« Ségou : la terre en miettes » soulève plusieurs questions importantes en ce qui concerne l’imposition des valeurs d’un groupe sur le peuple d’un autre groupe. Plus spécifiquement, le livre aborde l’imposition de la religion (le catholicisme en cas du fardeau de l’homme blanc et l’islam en cas du Jihad) sur les peuples africains. Les deux causes (le fardeau de l’homme blanc et le Jihad) souhaitent supprimer les religions traditionnelles, voire animistes et/ou polythéistes, au nom d’une obligation spirituelle. Les deux se voient comme s’ils font la volonté de Dieu, mais (et peut-être que je me trompe) j’ai l’impression dans « Ségou » que la mission catholique est plus pour les âmes des « barbars » - pour qu’ils puissent devenir illuminés, voir que le catholicisme est « la vraie religion » et alors s’assimiler mieux dans une colonie française - et que le Jihad se fait plutôt pour la gloire de ses soldats. Donc, les blancs se donnent une mission civilisatrice tandis que les musulmanes attribuent leur mission à un appel divin qu’il faut propager sans limite, comparable aux croisades européennes du Moyen Age. Je ne veux pas dire que les Français n’avaient que de bonnes et d’altruistes intentions, mais simplement que les deux conquêtes sont différemment représentées dans le texte. En parlant des musulmanes, Condé répète la phrase « au nom d’Allah » (exemple aux pages 33, 42) pour montrer que l’on mène le Jihad pour réaliser ce que l’on considère la volonté de Dieu. On voit aussi la nature du Jihad dans les parties du livre qui évoquent la gloire des combattants et leurs sacrifices pour Dieu. À la page 90, par exemple, Condé décrit le Jihad comme « une mission de purification religieuse », ce qui lui donne une certaine signification, et à la page 31, Abdullahi s’adresse à Mohammed en disant, « Ton père fut le premier martyr de l’islam à Ségou… tu as une mission à remplir. » Tout au long du texte, on met beaucoup de valeur sur les ancêtres. Dans ce contexte, on ne peut pas se séparer de ses origines. De plus, le fardeau de l’homme blanc et l’imposition de la religion catholique se présentent plutôt comme des effets secondaires de l’expansion coloniale. Quand on parle des Blancs, on ne parle pas beaucoup de l’imposition de leur religion. Non, on parle surtout de la prise de terre et de l’exploitation des ressources africaines. Ce n’est pas l’imposition de la religion française qui incite la violence, comme dans le Jihad, mais la prise de contrôle de la terre qui l’incite. La plus grande référence à l’imposition du catholicisme vient de la fille de Faidherbe qui essaie naïvement d’apprendre à Olubunmi le catéchisme (p. 53). C’est très différent des « villages incendiés » et des « femmes partagées comme des marchandises » à cause du Jihad (p. 42). Donc, bien que les Blancs soient décrits comme les malveillants, l’imposition de leur religion est présentée comme beaucoup moins violente que celle des musulmans du Jihad dans « Ségou ».
Kristin
- 10/16/2007
A mon avis, je trouve que cette question essaye à souligner comment, bien que les blanches, les colonisateurs n’ont pas aidé a la position des pays, des peuples qu’ils ont colonisés, ils n’ont sûrement pas commencé leurs problèmes. Si ma mémoire me servait correctement, la notion du fardeau de l’homme blanc était premièrement écrite par l’écrivain anglais Rudyard Kipling dans son poème « The White Man’s Burden » en 1899. Bien que ce poème n’ait pas compris l’étendu du fardeau de l’homme blanc, il a introduit le concept. Je trouve que le livre de Maryse Condé compare très bien ses deux thèmes, le fardeau de l’homme blanc et le jihad et elle est rafraîchissante à cet égard. Bien que je sache aussi bien que tout le monde les atroces des colonisateurs, je le trouve aussi intéressant à’étudier les conflits entre les indigènes, bien qu’il y ait sûrement eu plusieurs. Ce que Condé montre c’est surtout un conflit a l’intérieur, celui qui est combattu entre les pratiquants musulmans. On voit bien ce conflit au début du livre avec l’introduction d’Abdullah à son beau-fils Mohammad. Mohammad montre une cote des peuples musulmans, ceux qui soutiennent jihad, qui soutiennent combattant pour la foi. Par contre, Abdullah ne le soutient pas et il le montre en disant « oublies-tu que si deux musulmans se rencontrent l’épée a la main, l’agresseur et la victime iront dans le feu éternel ! »(30) contrastée par la pensée de Mohammad : « une critique du jihad, qui est une loi de Dieu ? »(31). Ces citations ne montre pas l’entièreté du conflit, mais le touche. Condé montre comment les souteneurs du jihad, beaucoup comme les souteneurs de la colonisation, sont coupables pour leurs atroces. Bien qu’un exemple est religieux et un exemple est politique, économique, ils sont tous deux les injustices et, pour cette raison, ils sont semblables.
Kiloran
- 10/16/2007
D'abord, j'ai lu la mauvaise livre (Les murailles de la terre), donc ne cherchez pas à trouver mes citations dans vos textes, mais alors. Dans mon livre, je crois que c’est peut-être l'histoire de ce qui précède le texte que vous avez lu. Je crois qu’il est important de comprendre que la situation en Afrique avant la pénétration des blancs était aussi compliqué que le système de l’esclavage qui l’a remplacée. Le protagoniste, Dousika, qui habite en Ségou, a plusieurs femmes, y compris Sira, qu’il appelle “captive” (44). Il me semble qu’elle est enfin une esclave sexuelle : il l’a prise de son peuple malgré elle, apporté au sien, et elle est tout de suite devenu enceinte, donc il l’épouse. Dousika fait référence aussi à l’esclavage comme une partie essentielle de l’économie de toutes les empires africaines. « C’est le commerce qui assurait sa prospérité…le commerce des esclaves, en direction du Maghreb » (52). On parle de la guerre, et du fait que l’empire Ségou est très belliqueuse, qu’il y a souvent les guerres entre les Empires. (D’ailleurs, les guerres ne sont pas « honorables », on parle du pillage et c’était après une guerre que Dousika avait pris possession de Sira, malgré elle.) Au début, il n'y a pas une grande présence des blancs. On en parle, et il y a un homme blanc qui vient d'arriver, mais pour la plupart l'esclavage se passe entre les noirs. Cela m’a frappé, parce qu’il est un peu bizarre de réfléchir que les africains, qu’on considère normalement les victimes de l’esclavage, y participaient aussi. Avant l’arrivée des blancs dans leur propre empire, les gens de Ségou (et des empires autour) leur vendaient déjà les africains. Un fils de Dousika est pris par des jeunes garçons des autres empires, ils ont l’intention de le vendre. Il se demande pourquoi on ferait jamais une telle chose, « qu’obtenait-on en échange ? Des biens matériels ? Cela payait-il le prix des ames ? » (81). On se demande la même chose, et remarque l’ironie que son père participe à ce système.
Charlotte
- 10/16/2007
Maryse Condé souligne la juxtaposition de l’homme blanc et du jihad dans cette histoire pleine d’enjeux politiques et religieux. Elle relève ce rapport en montrant la diversité de l’Afrique et l’influence de l’extérieur encore avant l’oppression directe des colonisateurs. Ce n’était pas la religion qu’il combattait, l’Islam était déjà « insinué par tous les pores de Ségou, » Mohammed continue à expliquer que « c’est contre un conquérant étranger qui prétend les gouverner » (98). Même avant le moment de l’occupation des terres par El-Hadj Omar, Olubunmi, le fugitif, discute avec un ami Sabou. Ils se demandent, «Que font-ils chez nous ?...Pourquoi s’établissent-ils sur les nôtres ?...Pourquoi cherchent-ils a nous imposer leurs lois ? A nous obliger à parler leur langue…? » Moi, je me demande "de qui parlent-ils" ? De la présence d'Omar et les Toucouleurs ou des blancs colonisateurs ? Il existe certainement ce lien entre les forces extérieures qui s’imposent sur les autres. En fait, quel est le rôle des blancs ? Il faut bien le relever dans cette affaire entre El-Hadj Omar et ceux de Ségou. Omar ne souhaitait pas d’imposer la violence, mais le monothéisme. En revanche, les blancs cherchaient l’économie, et alors ce sont « eux qui lui fournissent des fusils et des canons pour nous attaquer » (92). Pourquoi stimuler une confrontation entre les groupes ethniques de cette région ? Un tel conflit ne pourrait que bénéficier « les grands intérêts au–delà du Joliba » et aider à « conquérir » ce peuple divisé à Ségou et ailleurs (92). Le fardeau de l’homme blanc correspond à celui du Jihad. Malgré leurs intentions, religieux, politique ou économique, c’est néanmoins cette présence extérieure qui impose une certaine façon de vivre et force la soumission sous une sorte de l’esclavage soit religieux soit économique.
Nathalie
- 10/16/2007
A mon avis, il est intéressant de considérer les liens entre le Jihad et le fardeau de l’homme blanc, parce qu’ils sont des concepts tellement différents. Un lien important entre les deux, c’est l’oppression. Tous les deux imposent certains valeurs, certaines coutumes, etc. sur le peuple duquel ils essaient à rassembler du soutien ou bien contrôler. Par exemple, le Jihad impose une certaine façon de s’habiller, les règles en ce qui concerne les prières, et la fidélité à l’Islam. L’homme blanc impose d’autres coutumes ; un Maure dans « Ségou » dirait même plus de coutumes : « Les Français ne vous imposeront pas seulement une idole grossière, ils prendront vos terres qu’ils vous obligeront à cultiver à leur profit. Ils vous traiteront comme des bêtes dans votre propre pays. Ils vous interdiront de parler votre langue. Ils ridiculiseront toutes vos coutumes… » (45). Je pense que le Maure a raison, parce que l’homme blanc (le Français) est plus différent des gens en question que les musulmans, il veut donc changer plus d’aspects pour être capable de les contrôler. L’oppression coloniale est différente de l’oppression religieuse, mais elles sont liées comme deux manières d’imposer du pouvoir. Je pense que ces quête de la part des deux forces est une façon d’utiliser des autres pour ses propres bénefuces. Je pense que l’esclavage y entre certainement. L’homme blanc emploie l’esclavage pour des raisons économiques, et l’esclavage est beaucoup plus oppressif que les règles concernant la façon de s’habiller et à quel dieu on doit prier. L’esclavage, c’est l’oppression physique et mentale ; pourtant, l’oppression religieuse est plutôt l’oppression mentale. Ni l’un ni l’autre n’est favorable, mais les implications et les conséquences du fardeau de l’homme blanc semblent plus graves que celles du Jihad. Il y a différents degrés de liberté, et tout degré importe.
Linsey
- 10/16/2007
Dans Ségou, le lecteur voit un vrai parallèle entre les expériences de ceux qui doivent succomber à l'Islam et le jihad et les expériences de ceux qui sont forcés dans la soumission par les Français ; naturellement, les effets et les conséquences des deux sont différents, et les réactions aux expériences avec l'Islam et la christianité et la colonisation sont représentants des manières différentes desquelles chacune a propagé dans les vieux systèmes. Pour un de nos personnages principaux, Mohammed, il croit fort dans la foi islamique, car ses ancêtres étaient les premiers martyrs de Jihad ; néanmoins, il trouve son devoir en cherchant une façon de « remplacer le jihad par quelque forme de conversion sans violence » (68) après que son beau-père explique que les méthodes violentes ne sont pas la meilleure manière de propager leur foi, contredisant la croyance originale de Mohamed que « si l’empire de Dieu doit se fonder sur la souffrance…tant pis pour Dieu ! » (22). En raison de cette famille, le lecteur est exposé à l'idée que l'Islam - et la manière dont elle a été imposée - a eu un si grand effet que la colonisation et l’imposition de la christianité, effectué par les blancs. Comme nous voyons avec un autre protagoniste, Olubunmi, l'Islam est, comme le fardeau de l'homme blanc, « un couteau qui nous divise » (15). Juste comme les Français ont cru qu'ils pourraient commander les Africains en les voyant comme inférieurs, les ancêtres de Mohamed, les défenseurs originaux de l'Islam et jihad, indiquent que l'Islam ne les interdit pas de « humilier leurs semblables s’ils les jugeaient d’ethnies inférieurs » (25). Par conséquent, les indigènes dans beaucoup de villages ont vu des mosquées érigées sur leur terre, et ont été confrontés aux massacres de ceux qui sont opposés à l'Islam - des batailles sanglantes ont été combattues parce que les défenseurs de l'Islam ont cru qu'il était leur droit d'imposer leur religion aux personnes qu'ils ont vues en tant que « moins supérieur ». La même chose s'est produite avec les Français, c'est-à-dire ils « vous [les Africains] traiteront comme des bêtes…vous interdiront de parler votre langue…ridiculiseront toutes vos coutumes » (45). Pour Olubunmi, il éprouve le jihad et les Français comme même chose, un piège qui le garde de sa vraie identité - son passé et sa terre natale ; il déclare qu’il « n’avait pas repoussé l’Islam de toutes ses forces pour tomber dans le piège du catholicisme ! » (53). Les deux répriment les cultures traditionnelles et laissent ceux qui ont des croyances différentes avec peu de choix. Et tandis que les effets des deux sont différents, la justification demeure la même ; El Hadj Omar peut justifier la guerre religieuse en réclamant que c'est la volonté de Dieu, et les blancs ont justifié la colonisation en réclamant qu'ils ont servi d'une certaine puissance plus élevée qui pourrait apporter la civilisation aux noirs...
Sarah
- 10/16/2007
Nous avons aperçus les implications et les résultats du fardeau de l’homme blanc dans les derniers romans que nous avons lu. Dans Ségou est-ce que le Jihad a les mêmes implications et conséquences du fardeau de l’homme blanc ? Selon Condé quels sont les liens entre les deux, le Jihad et le fardeau de l’homme blanc ? Est-ce que l’esclavage y entre ?
Zen et Leora
- 10/15/2007
Pour répondre à la question je dois dire oui et non. Il est claire que Dard veut présenter l’autre coté du colonialisme dans les colons, et l’on peut dire le racisme inversé. On peut avoir l’empathie pour elle parce que, dans plusieurs façons, elle a eu une expérience similaire que les gens Sénégalais. Elle n’avait pas fait le choix d’y aller, sa vie était imposée par les colonialistes Françaises. Le problème est que, comme une lecture qui sait les résultats et les effets du colonialisme, il est difficile pour moi de voir les Françaises dans les colons comme les victimes. Les choses qui est passé dans la famille de Dard sont vraiment tristes et horribles, elle essaye avec force de venger son père, et j’ai trouvé qu’il avait marché. Je crois que la vraie importance de ce livre, le message qui m’a frappé le plus est que le système colonial avait eu les effets terribles. Il semble que personne peut bénéficier avec un système qui crée l’oppression, la violence et la souffrance pour toutes les personnes. Il est évident que cette société en Sénégal était très tendue entre les classes et les races. J’ai eu l’empathie pour Dard, mais cette histoire n’efface pas, ou ne pardonne pas les crimes contre l’humanité que la France a faite.
Susan Farris
- 9/26/2007
Je suis complètement d’accord avec Sasha : le roman, pour moi, n’a pas accompli son but (si le but est la restauration de l'honneur de son père.) Oui, le récit d’événements horribles était suffisamment déchirant, et le conduit de tous les personnages d’autorité était vraiment exessif, mais le ton de la narratrice et la manière dont elle racontait son triste histoire m’a rendu plus ennuyée que compatissante. Mais ce point de vue nous donne une autre question : Est-ce que quelqu’un de l’époque de Dard l’aurait trouvé aussi désagréable ? Tous les auteurs anglais que je connaisse ont leur propre style d’écriture ; ceux qui ont vécu dans les siècles précédents ont un style bien plus différent, même entre eux, que ceux d’il y a quelques années. Alors, si on considère le climat dans lequel elle écrivait, il faut nous demander : est-ce que le roman aurait été plus effectif, si on avait vécu dans les années 1800 ? Il y a deux réponses : premier, « Bien sûr. » Si on était plus proche aux événements décrits, on sentira mieux les coups d’esprit. Second, « Qui pourrait savoir ? » Nous, les lecteurs de 2007, ne pouvons jamais comprendre ce qu’était le sentiment publique de 1830, surtout sur des choses tant personnelles et petits comme goût de phrases et usages communs des mots. Peut-être qu’il était tout à fait acceptable – ou même désirable – d’utiliser le mélodrame pour faire sentir mieux aux lecteurs les émotions de l’histoire. [Si on veut un exemple d’un livre moderne (en anglais, malheureusement, et fictionnel) qui traite presque des mêmes issues et qui est beaucoup plus efficace pour un lecteur moderne, je vous recommande « The Poisonwood Bible » de Barbara Kingsolver.]
Claire
- 9/26/2007
Dard voulait faire comprendre au monde ce que lui est arrivée, et oui, elle a réussi à exprimer les évènements malchanceux que sa famille avait souffert. Mais en 2007, il est dur de lire son récit et de ne pas avoir du mépris pour la femme qui l’a écrite. D’abord, Il est difficile de sympathiser avec quelqu’un qui a déjà plein d’apitoiements pour elle-même. Dard écrit, « il n’y eut plus de tranquillité pour notre infortunée famille (pg 94) ». On sait ce que c’est d’être un Français au Sénégal a cette époque ; un colon. Il y a de l’esclavage partout ; la façon dont son père est traité ne peut pas se comparer a ce que les colons ont fait au Sénégalais. Les Sénégalais ont été débordés des négriers et elle se plein de conditions et circonstances dont sa famille a été soumise ? J’ai lu « La Chaumière Africaine » comme un conte d’une femme qui veut se faire apitoyer par tout le monde. Son père a fait pleins de mauvais choix qui ont contribués a la mésaventure de sa famille (« …il fut d’ailleurs trompé d’une manière indigne par les personnes en qui il avait placé sa confiance ; et comme il était défendu aux employés français de faire le commerce, il ne put se plaindre, ni se faire rendre compte des marchandises qu’on lui avait escroquées (pg 96) ». Ce que son récit a réussi à me faire sentir, elle a dit elle-même, « La France ne nous offrait-elle pas tout ce qui était nécessaire a notre bonheur ? Heureux ! Oui mille fois heureux celui qui jamais ne porta [j’aurais du dire envahissa…] ses pas sur une terre étranger ! (pg 24) »
Zen
- 9/26/2007
Après avoir lu les réponses des autres, je me sens un peu défensive pour Charlotte Dard, et au lieu de répondre à la question, je préfère de répondre aux autres. Oui, Dard est sans doute coupable pour son rôle dans l’oppression des Sénégalais, mais d’où je vois son contexte historique, elle n’a pas eu beaucoup de choix actifs autour de son rôle. Ce que je veux dire, c’est qu’en 1816 (quand Dard est partie pour le Sénégal), une femme française était la propriété de son père ou son mari. L’indépendance légal ou économique était presque impossible : Les femmes ont eu besoin de suivre leurs pères et leurs maris jusqu’au but du monde. Aussi, je souhaite de souligner qu’en 1824 c’était toujours assez inhabituel pour une femme de publier un livre, en plus un livre qui a attaqué le gouvernement et des hommes puissants. Elle a survécu son expérience en Sénégal et elle a réussi à révéler ce qu’elle a vu comme la réalité du gouvernement et de la colonie. Donc je pense que de notre perspectif en 2007 nous sommes un peu trop sévère avec Dard. Ce qu’elle a accompli me semble d’être remarquable.
Laura
- 9/26/2007
Il va absolument sans dire que cette famille Picard, « une famille infortunée » comme Dard l’explique, a connu des moments tremblants. Le monde vécu par Charlotte Picard a été bouleversé avec le naufrage de la frégate « La Méduse. » C’était une expérience dans la vie de Dard qui a tordu son illusion de son pays natal, cette France apparemment libre et égale. Elle a survécu cette naufrage et n’hésitait pas de la décrire pour montrer â ceux qui sont toujours influencé par cette « illusion » ce qui est vraiment « la France » et sa présence en Afrique. Elle avoue qu’elle est persécutée par des persécuteurs. Elle est victime dans cette histoire où un capitaine change le chemin de sa frégate en même temps que le chemin de la vie de cette jeune fille. Néanmoins, sur l’échelle sociale ou raciale, Dard est aussi un persécuteur parce qu’elle est une française qui représente son pays, n’est-ce pas? Les colonisateurs persécutaient les colonisés depuis longtemps, mais elle prétendait que ce voyage lui a fait un témoin de cette hiérarchie affreuse. Son père, comme les autres français, exploitait les colonies dans une certaine manière. Il utilisait cette colonie comme moyen de gagner sa vie, donc n’est-il pas un colonisateur ou un persécuteur aussi ? Dard se présente d’un point de vue d’une française qui est dédié de faire abolir la traite. Alors, il faut l’admirer pour son courage, elle est allée contre les habitudes d’une femme française pour que ses découvertes s’étendent. Cependant, il ne faut pas se laisser perdre dans cette image étroite. Dard a souffert, mais qui, en réalité, sont les persécutés ? Enfin, je crois qu’elle utilise l’exemple de la frégate pour expliquer sa souffrance autant que pour « venger » la persécution contre sa famille.
Nathalie
- 9/25/2007
Je crois que les commentaires d’Amber sont justes. Moi aussi, j’ai lu le livre comme une façon pour Charlotte d’expurger ses frustrations du traitement de sa famille. De plus, j’ai lu ce livre comme un témoignage du système coloniale, qui avait des hypocrisies et des problèmes comme avait la famille Picard. D’un part, j’ai remarqué que Charlotte, bien qu’elle soit égoïste, se montrait moins raciste qu’on pourrait croire les colons en générale. Elle note les instances où les noirs lui donnent aide, avec une appréciation qui me semblait sincère. Certes, elle est naïve, et elle fait partie des colon, après tout, mais elle essaie d’être juste en ses description des personnes et des evénements. Elle décrit le Maure musulman, qui répand « les pleurs sur les infortunes d’une famille chrétienne » lui appelant « humain et généreux » (65). Elle raconte avec gratitude la générosité des nègres qui leur ont donné de la nourriture quand ils en avaient besoin (86). Elle parle positivement d’Etienne, le « bon nègre » (113) qui leur reste toujours fidèle. De l’autre coté, elle raconte les histoires de son île avec les travailleurs nègres (esclaves), dont elle n’avait jamais considéré les vies difficiles. Comme beaucoup de mes camarades ont déjà montré, son hypocrisie est choquante. Je crois qu’on pourrait lire cette hypocrisie comme une caractéristique des colons à cette époque. Les colons étaient si mal préparés, en gros, pour les conflits et les défis de l’Afrique, qu’ils se plaignaient sans cesse. Ils étaient si plein d’apitoiement qu’ils ne considéraient les défis qu’ils provoquaient chez les autres, soit les autres colons (comme le « pauvre » famille Picard) ou soit les noirs. Par conséquent, ils acceptaient, voire, ils exploitaient, tout l’aide qu’ils pourraient, en se servant du travail des esclaves.
Charlotte
- 9/25/2007
L’histoire me semble être, non seulement un essai de plainte pour le sort de sa propre famille, mais aussi une forme de la thérapie pour l’auteur. Comme elle est vraiment fâchée contre des officiels français, Dard essaie de décrire en détail toutes les façons dont ils avaient trahi sa famille, tout en utilisant des techniques littéraires, comme celles de l’émotion et du pressentiment. Pour elle, c’est peut-être un exercice en essayant de comprendre ses éprouves. Au début, après avoir lu la présentation de Doris Kadish, j’ai pensé que peut-être l’auteur voulait exprimer sa méprise pour le traitement des indigènes. Mais si Charlotte Dard avait essaie de valoriser tous les mesures que son père avait fait, comme quelques personnes avait déjà suggérées, il y a une contradiction là-dedans : l’histoire serait pas une apologie ou défense forte de son père (moi, je trouve que la famille avait maltraité des « nègres cultivateurs » en tentant de pourvoir aux besoins de leur famille). Par conséquent, ces deux objectifs ne peuvent pas exister côte à côte dans le texte. Soit le but était de valoriser son père, soit c’était de dénoncer les injustices faites aux sénégalais. Je suis d’accord que c’était un essai de venger les travaux de son père. On doit lire un tel roman dans le contexte historique, mais comme d’autres, j’étais un peu déçue qu’elle ne pouvait pas comprendre qu’elle avait de la chance d’être libre pendant une époque où on vendait des êtres humains.
Amber
- 9/25/2007
C’est évident que Charlotte Dard a écrit « LA CHAUMIÈRE AFRICAINE » avec l’intention de rendre connu tous les malheurs de sa famille (voir la préface) du moment de leur départ de Paris jusqu’au moment où ils y sont retournés (quoique beaucoup moins nombreux). Je pense qu’elle a réussi à cet égard en décrivant leur malheureuse situation et toutes les privations qu’ils ont subies dehors de la France. C’est vrai que leur vie là-bas semble n’avoir été qu’une épreuve après une autre et que la famille a beaucoup souffert. Il semble presque impossible qu’une famille puisse être affrontée par tant de malchanceuses tournures d’évènements au cours de quelques ans, ce qui évoque la compassion chez le lecteur. Néanmoins, je ne suis pas sûre que Dard ait totalement réussi à venger son père. Bien qu’elle ait passé beaucoup de son livre à décrire les mauvais traitements à lesquels la famille PICARD a été soumise aux mains des officiels français, des autres personnes à bord La Méduse, et même des nègres, ses descriptions de son père le dépeignent comme trop bon à mon avis, ce qui met en doute la vérité de ses paroles (comme Sasha a déjà indiqué). Dard raconte la triste histoire de sa famille comme si rien n’a été leur faute. Je vois bien qu’il y a eu quelques choses qui allaient avoir lieu indépendamment des actions des Picards (comme le naufrage), mais je doute qu’ils (surtout son père, M. Picard) n’aient été coupables de rien. L’insistance que Dard emploie en décrivant la perfection de son père me paraît excessive. Au cours de livre, elle insiste que son père n’a eu que des bonnes intentions, qu’il a mis toujours ses besoins après ceux des autres. Ce portrait est surtout évident dans les derniers cinquante pages du livre. En présentant sa famille comme victime innocente et en exagérant la bonté de son père (ou au moins en ne jamais montant ses moments de faiblesse humaine), Dard m’oblige à me demander si elle sait que son père a fait parfois des bêtises (comme tout le monde), ou si elle refuse de reconnaître ce fait, ou bien si peut-être elle sait qu’il a été la cause de leurs malheurs (je ne sais pas si c’est vrai, mais il faut poser la question parce que Dard ne le pose jamais). Donc, à mon avis, le portrait du père que Dard peint est trop biaisé et excessivement idyllique, ce qui creuse la prémisse que son père mérite la vengeance. Au contraire, elle m’exige à vouloir entendre l’histoire du point de vue des personnages supposément si cruelles et à penser que peut être ils n’ont pas été aussi coupable que Dard dit.
Kristin
- 9/25/2007
Tandis que Dard voulait certainement exposer au public (« les âmes raisonnables ») l’injustice et la douleur que sa famille a éprouvée, son compte de son temps au Sénégal est rempli d’exagération et de descriptions mélodramatiques, le rendant dur pour le lecteur d’avoir de la sympathie pour elle. Premièrement, je suis complètement d’accord avec Sasha que notre narratrice se plaint trop et qu’elle ne voit pas sa situation par rapport aux autres au Sénégal comme les esclaves que travaillent pour la famille Picard – je suis heuresue que Sasha illumine ceci dans une manière franche car moi, aussi, je me suis sentie que Charlotte exprime trop de pitié pour elle-même. Il semble parfois qu’elle n’essaye pas de chercher la vengeance et la compréhension pour toutes les expériences malheureuses que son père a dû supporter, mais plutôt qu’elle essaye d’obtenir la sympathie du lecteur pour elle-même, car elle mentionne fréquemment son mécontentement avec le Sénégal qui est « brûlant, aride, malsain » (89) et comme elle est « dans une affreuse solitude » (105). En outre, est-il vraiment nécessaire de nommer sa famille « une famille infortunée » et de parler constamment de comment ils sont dans « la plus affreuse tristesse » (120) ? Dard prétend même que sa famille a « un avenir presque aussi affreux que le naufrage » (100). Elle a de la difficulté en réalisant son but parce que ses mots et sa manière de présenter l’histoire concentre trop sur les expériences négatives, quand en réalité, je ne crois pas que la situation entière de la famille était aussi mauvaise que les réclamations de Dard. Il y a plein d’exemples où elle décrit la beauté du pays et comment ils découvrent que « chaque état de la vie peut fournir ses plaisirs particuliers » (112), et que « isolés de la société dans une île déserte, nous osâmes croire que nous avions trouvé le vrai bonheur » (112). Comme Sasha a dit, les membres de la famille Picard ont beaucoup de bonnes qualités (que nous voyons quand les esclaves veulent s’échapper et Charlotte et son père sont sympathiques vers leurs actions). Mais, bien que certaines des plaintes de Dard sont valides (leur maison est détruite, les Français ne fournissent pas à la famille ce qu’ils doivent), d’autres plaintes proviennent du fait qu’ils doivent, par exemple, manger la nourriture des nègres ; donc, ils sont ainsi « infortunés » parce que par certains cotés Charlotte ne veut pas accepter son mouvement de haut en bas dans l’hiérarchie sociale et raciale. De façon générale, le but de Dard est-il réalisé ? Dans une certaine mesure, mais pas d’une façon très efficace. Elle nous met au courant des difficultés que sa famille a éprouvé et l’injustice des « amis » de son père, mais malheureusement, à cause de son ton et sa tendance d’exagérer et d’être mélodramatique, il est difficile d’obtenir la sympathie du lecteur.
Sarah
- 9/25/2007
A mon avis, avant de répondre de la question que Kiloran et Alissa ont posé, il faut poser une autre question. Est-ce que l’objective de Charlotte Dard est de venger son père et ses travaux? Le mot venger a un mauvais connaissance. Je pense plutôt que elle voudrait écrire la vraie histoire parce qu’elle voudrait montrer les injustices des officiels français. Le gouvernement français a caché la vérité pour se protéger parce que les officiels ont commit des crimes contra l’humanité. Par exemple, ils ont abandonné des passagers de la Méduse, et ils ont tué des hommes pour se sauver. Dard bien montre tout ces injustices, et les autres aspect comme l’amitié des anglais, l’intelligence des africains et la lutte de sa famille dans son histoire. Elle a eu le courage d’écrire la vérité meme si le gouvernement ne veut pas l’accepter. Bien qu’il n’y a pas beaucoup de gens qui ont lu ce livre, Dard doit recevoir le mérite pour l’écrire. France doit prendre la responsabilité pour ses actions mais le gouvernement fait comme si les événements ne sont pas passés. La France a fait la même chose avec la deuxième guerre mondiale. Peut-être que Dard veut venger son père et ses travaux mais je pense aussi qu’elle veut découvrir les fautes du gouvernement et le mal traitement des africains par les français. Elle l’a fait bien dans son écriture parce qu’elle force la France de faire faces ses erreurs. C’est dommage que son livre n’est pas mieux connu et qu’elle n’était pas reconnue pour son succès et son courage.
Leora
- 9/25/2007
Je suis tellement contente que vous avez pensé de poser cette question car en lisant ce livre, surtout pendant les derniers trois chapitres, je me suis trouvée amplement préoccupé avec ce point. Comme vous avez suggéré, il est certain que Mme Dard a écrit ce récit avec l’intention de venger son père et de rejeter la faute sur ceux qui l’ont trompée. On sait qu’elle a promis son père sur son lit de mort de « Fais connaître les âmes sensibles la suite non interrompue des malheurs qui m’ont accablé ; dis l’état d’abandon dans lequel nous avons vécu, dis enfin, qu’en mourant je pardonne à mes ennemis tous les maux qu’ils m’ont fait endurer ainsi qu’à ma famille ! » (p. 143). L’intention est transparente mais la question qui reste, comme vous avez montré, est est-ce qu’elle a réussi avec ses efforts ? Ce livre, est-il a vengé M Picard, ce « chef de cette infortunée famille » (p. 3) ? En terminant ce livre, est-ce que le cœur du lecteur est plein du pitié pour cette « famille infortunée » (p. 130) et détestation pour ses ennemis ? Honnêtement, je dois répondre « non » à toutes ces questions. Vraiment j’ai fini ce livre me sentant complètement irrité et frustré avec notre chère narratrice Charlotte. J’en ai marre de lire page après page couverts avec des plaintes. J’ai commencé ce livre avec beaucoup de respect et admiration pour cette femme qui a survécu tant des choses horribles, mais je les ai perdues quand elle n’a jamais arrêté de se plaindre. Ce n’était pas ses actions, mais ces mots, son style d’écriture qui m’a conduit à cette conclusion. Je comprends qu’elle a dû expérimenter des choses dures et horribles mais elle les ont rendues plus terribles à cause de sa mentalité totalement négative. Les mots qu’elle a choisi d’employer pour décrire les événements de sa vie m’a bouleversé ; « nous nous trouvâmes les plus malheureuses créatures qui eussent jamais existé sur la terre » (p. 126) !! Vraiment ?? Cela est simplement une des fausse déclarations et exagérations dont ce livre est saturé. Il faut adapter et persévérer ; il faut être un combattant. Vous n’êtes pas la seule famille en Sénégal et je suis sûre que la vie n’est pas toujours facile pour les autres non plus. En plus, vous êtes blancs dans un monde où il existe une hiérarchie raciale stricte. Si vous pensez que la vie est dure pour vous, pensez aux autres qui n’ont pas de la liberté et qui doivent continuer de travailler pour vous. Heureusement, Charlotte a des moments rédempteurs comme quand elle exprime des sentiments attentionnés à propos des esclaves ; « mon cœur ne put blâmer des malheureux qui cherchaient à recouvrer la liberté qu’on leur ravie » (p. 114). Sinon, j’aurai dû vraiment la n’aimer pas. Néanmoins, il faut reconnaître que Charlotte a inherité cette mentalité grâce à son père qui aussi ne cesse pas de se pitier. Il pense que tout le monde souhaite son anéantissement ; « C’en est donc fait, mes cruels ennemis jouiront de leur victoire ! Ils m’ont ravi le pain que je gagnais à la sueur de mon front pour nourrir mes enfants, ils ont sacrifié ma famille à leur haine implacable » (p. 138). Je suis sûre que les autres colons ont leurs propres problèmes et ne passent pas tous les jours en complotant la destruction de ce monsieur et sa famille. Je ne comprends pas pourquoi cette famille pense qu’elle est si unique dans leur tristesse; « Qui pourra jamais décrire les angoisses, les tourments et tout ce que l’infortunée famille Picard ressentit pendant la durée » (p. 144). Oui ils ont subi les choses terribles et n’ont pas eu beaucoup de la chance, mais il faut être plus optimiste, plus déterminé et aussi il ne faut pas être trop fier d’accepter l’aide des autres. Les autres ont pu surmonter les tragédies, pourquoi pas les Picards ?
Sasha
- 9/25/2007
D'une façon, je pense que Charlotte Dard a réussi à venger la vie et les travaux de son père. Elle a écrit "La chaumière africaine" pour rendre conscient le public de la souffrance et aussi des injustices que la famille Picard a souffert après la naufrage. En racontant son histoire au public, elle donne une autre interprétation des évenements que celle de Corréard et Savigny. Je pense que ces efforts en ecrivant tout un livre sont notables, et ses intentions pour dire son interprétation de la vérité sont nobles. D'un autre coté, Dard "est restée jusqu'à nos jours pratiquement inconnue et seules quelques brèves mentions de son ouvrage figurent dans les récits du célèbre naufrage" (viii). Il est donc évident que l'histoire que Dard veut raconter au public n'est pas connue. Je pense que la question suivante est pertinente ici: si un arbre tombe dans la forêt et il n'y a personne pour l'entendre, est-ce qu'il fait du bruit? Je pense que malgré l'impopularité du livre, Dard a fait tout ce qu'elle pouvait faire pour venger la vie et les travaux de son père. C'est un devoir à nous, le public, de chercher la vérité en regardant autant de sources que possible au sujet de ce que nous étudions et de lire les différents interprétations d'un événement important. Dard a cependant bien écrit au sujet du naufrage et des douleurs que la famille a souffert. Comme lecteur, on pourrait se sentir un peu les souffrances et le désespoir de M. Picard. Tout bien considéré, je pense que Dard a achevé son objectif.
Linsey
- 9/25/2007
Les deux semaines passées on a lu deux livres tellement subjectifs, celui de Schwarz-Bart, et celui de Charlotte Dard, La chaumière Africaine. Ces livre sont inspirés par les mauvaises expériences des deux auteurs. Schwarz-Bart a été influencé par l’Holocauste et puis a manifesté son malheur par poursuivre et par attirer l’attention de l’esclavage aux Antilles. Dard est inspirée par ses propres expériences en voyageant et en habitant en Sénégal, particulièrement par le mauvais traitement des officiels Français à Sénégal envers son père. On peut dire que ce livre est un essai de venger la vie et les travaux de son père. À vos avis, est-ce que Dard a réussi à cet essai ?
Kiloran et Alissa
- 9/24/2007
À mon avis, les deux personnages, Bayangumay et Solitude sont liées pour pleine des raisons. Leurs héritages Africains me semblent le plus forte liaison dans le livre. Avant de parler de ça il faut dire que Schwarz-Bart est très conscient du fait que l’Afrique n’a qu’une identité. Il invoque la complexité du continent par rapport des langues différentes, des plusieurs tribus différentes et des cultures différentes. Même Bayangumay et Solitude qui partage le même sang ont grandi dans les mondes opposés, leurs expériences comme des enfants étaient très différents. Alors qu’est ce que lié Bayangumay avec Solitude, et on peut demander la question dans un sens plus global, qu’est ce que lié les esclaves Antillaises avec les Africains. Pour un esclave, qui est né dans les Caraïbes, qu’est ce que c’est leur rapport avec leur héritage Africain. À mon avis, il est une histoire linéaire dont ils partagent. L’histoire du colonialisme ; Bayangumay fait partie du premier contact avec les blancs, elle a vaincu le commencement du monde changeant. Solitude aussi fait partie du colonialisme, mais par rapport des effets du colonialisme. Elle aussi est piégée dans un monde changeant en 1802. Elle a perdu sa vie au cause de la violence et la haine que l’oppression crée. À l’époque il semble qu’il n’y avait pas une place pour une mulâtresse ; une place pour quelqu’un qui incarne les blancs et les noirs tous deux.
Susan F
- 9/19/2007
A mon avis, il y a beaucoup de liens differents a noter entre Bayangumay et Solitude. Les deux femmes sont incroyablement fortes faces aux difficultes et faces a l'oppression qui dominent leurs vies dans le contexte de l'esclavage. Quoique le role de Solitude soit plus aggressive, les deux femmes combattent l'esclavage d'une maniere individuelle. Par exemple, Bayangumay lutte contre l'oppression qu'elle se sent dans sa vie a cause du mariage arrange avec Dyadyu. Elle ne se conforme pas completement aux regles sociales qui lui sont imposes. En plus, Solitude devient une espece de martyr pour la cause de la liberte. Elle considere comme tres importante la cause contre l'esclavage, et comme Delgres et beaucoup d'autres, elle meurt pour cette cause. En considerant ces deux femmes differentes (en tant que la couleur de la peau, etc.), il faut bien observer les similarites: comme femme et comme personne noire/metisse, on est oppresse. Il faut lutter contre cette oppression pour que les changements soient possibles. Je pense qu'en regardent les similarites entre Bayangumay et Solitude, on peut apprecier la signification et l'importance de ne pas se conformer.
Linsey
- 9/19/2007
Bravo Sasha d’avoir le courage de commenter sur le lien entre la Shoah et l’esclavage! J’allais remarquer quelque chose là-dessus en cours mais comme on m’a présenté l’occasion de le faire... (J’étude l’affaire Dreyfus actuellement, à cause de ceci et La mulâtresse Solitude je réfléchis beaucoup sur « l’égalité, fraternité, paternité » et les « -ismes » des français en ce moment). Il faut dire que ce roman est rempli des liens entre l’esclavage et la Shoah, de faire la liste sera un tort, mais, ceux que je trouve les plus fort entre les deux histoires odieuses des Schwarz-Barts sont : la froideur de ceux qui ont le pouvoir, l’abus sexuel des femmes, et l’universalité des victimes des crimes contre l’humanité. Un soldat demande à Solitude, « Qu’est-ce que tu viens faire par ici, espèce de fiente jaune ? (pg 97) » Cela m’a fait rappeler de l’attitude de supériorité et de la froideur que les Nazis avaient envers les juifs. Les soldats français et les Nazis partageaient la même pensée quant à leur victimes : les captives n’étaient pas des êtres humains mais des outils dispensables. On voit aussi que les Nazis et les colons ne valorise pas trop le fait d’être métis (si on est métis, on est noir. Si on a un grand parent juif, on est juif). Quand les relations entre les puissants et les victimes sont devenues méprisables (la femme tombait enceinte), souvent on tuait la victime. Solitude portait les mêmes caractéristiques des gens qui on subit une grande transgression, on la disait folle. Comme beaucoup de ces victimes, Solitude n’était pas dingue, elle était normale en relation de sa réalité. Ainsi que les survivants de la Shoah, on voit que Solitude a du mal à trouver sa place dans la vie : « A divers signes, Solitude sut qu’il n’y avait pas de place pour un zombi-corne, dans ce monde de nouveau...Elle s’appliquait à imiter les gestes de la vie, mais des nappes d’eau coulaient sans arrêt de ses yeux (pg 90). » Comme d’autres victimes, Solitude à trouvé du réconfort dans son abus : «...Solitude tendit le cou et le noeud se referma sous son menton, avec la douceur surprenante d’une caresse (pg 94)...[elle] ressentait une espèce de calme ; les ordres, les punitions la rassuraient (pg 95). » Malgré les détails de notre histoire, La mulâtresse Solitude (ainsi que la multitude des tomes écrits sur le génocide), finit par nous faire comprendre que les êtres humains réagissent pareil dans le monde aux transgressions que nous avons subit.
Zen
- 9/19/2007
Après lisant ce roman et les idées des autres je trouve qu’on n’est pas présenté simplement avec une question autour du lien entre présenté et Solitude mais aussi avec les liens entre Solitude et l’histoire, la réalité et le présent. Pour moi, ce n’est pas une question de l’identité mais, en fait, de quelle identité. Premier, il y a la réalité de Solitude (dont, comme les ressources en ligne explique, nous savons peu) et comment Schwarz-Bart le transforme à cette femme mythologique. Quelque place entre les deux on a une vie pour Solitude mais avec plusieurs histoires. Elle est une femme qui a une identité noire et une identité blanche et une identité qui n’est ni l’un ni l’autre. Elle est une esclave mais elle est aussi une rebelle. Elle est ses ancêtres, elle est un exemple de toutes ces victimes de l’esclavage, et elle est aussi les victimes de la Shoah. Comme la propriété de quelqu’un d’autre, elle ne peut pas contrôler sa vie, donc elle essaie de contrôler sa mort. Elle est impuissante, mais elle incarne une puissance incontournable. Solitude est les liens qu’elle partage à travers le temps et l’espace. Pour retourner `à la questions originale, je pense que c’est dans la personnage de Solitude que Schwarz-Bart montre l’unité (les liens) de l’oppression partout, n’importe quelle réalité ou contexte.
Laura Webb
- 9/19/2007
Bayangumay et Solitude partagent la même crise d'identité d'un façon différent. Au debout Bayangumay lutte avec la tradition de sa grand-mère. Sa mère pose la question, "Veux-tu donc entrer en procès avec les Ancêtres?" Elle répond non parce qu'elle ne veut pas trahir ses ancêtres mais au même temps elle ne peut pas ignorer la désir de sa cœur pour Komobo. Est-ce que son identité vient complètement de sa grand-mère ou est-ce que c'est quelque chose qu'elle crée pour soi-même? Solitude a une autre crise d'identité comme Kiloran et Kristen ont déjà expliqué. Elle lutte avec son histoire et couleur de peau. D'être ni noir ni blanc est frustrant et difficile dans la société où elle habite.
Leora Feldstein
- 9/19/2007
J'aime beaucoup le commentaire de Sasha au sujet des parallèles entre la Shoah et l’esclavage. En plus de tous les points qu’elle a mentionnés, j’ai aperçu l’idéologie similaire. En tous les deux cas, on a une race qui se présente comme supérieure, qui exploite et opprime une autre. J’étais troublée par l’idée que les blancs se présentaient comme ceux qui étaient les plus moraux (comme ont fait également les Nazies). De plus, j’ai trouvé même plus choquants les passages où l’auteur évoque les impressions que tenaient les noirs au sujet des blancs. Schwartz-Bart décrit les qualités physiques des blancs, qui faisaient aux noirs croire que leurs maîtres avaient « un air d’indulgence lointaine, de bonté » (36). Il nous montre une propagande si forte qu’elle puisse convaincre les esclaves que leurs oppresseurs sont admirables. « Le vieux nègre à pilon s’était contenté de murmurer, de son ordinaire voix de bête soumise : Les Maîtres sont bons, les Maîtres sont justes, les Maîtres sont bons, les Maîtres sont… » (52). En ce qui concerne les liens avec la Shoah, je crois que les Juifs n’ont jamais pensé que les Nazies étaient en aucune façon justifiés ou morales. En revanche, les deux groupes étaient les victimes de la propagande raciale qui dépassait le lieu spécifique des atroces (soit l’Europe ou soit les colonies) et répandait autour du monde.
Charlotte
- 9/19/2007
Je voudrais bien élaborer au sujet de l’identité et des rêves, une discussion que Kristin a commencée avec sa réponse, car je trouve qu’un thème important et le fil qui court partout dans le roman est l’emphase sur des rêves et le réel contre le surréel pour illustrer l’impact de l’esclavage sur le sens du soi de Solitude et son incapacité de comprendre dans quel monde elle vit et à quel monde elle appartient. Solitude éprouve une destruction de soi totale à cause de l’esclavage et de son statut comme « mulâtresse » ; sans le sens d’appartenance et avec une vie de servitude où les noirs et les mulâtres ne sont pas vus en tant qu’humain, elle est blessée et marquée mentalement et émotionnellement de sa situation et elle transforme rapidement en « un jouet mécanique » avec « un air de somnambule » (87). Une partie de deux mondes (elle est surnommée « Deux-âmes » et a deux yeux colorés différents qui représentent cette division), elle décale dans une existence de rêves quand elle est donnée à Xavière comme cadeau. Décrit en tant qu’ayant « un air rêveur et absent » (71), elle est « à tous indifférente » (72), pour qui peut éprouver ce traitement d’esclavage et le réclamer la réalité ? Ainsi, Solitude vit sa réalité à travers ses rêves, et elle survit en distançant son esprit et son âme de son présent physique, sa vie quotidienne d’esclavage et subordination. « Elle rêvait de longues heures » et « elle se mit à rêver » (78, 79), errant dans le surréaliste car elle devient un « zombi-corne » qui « [demeure] vivant, mais l’âme n’y était plus » (82) ; Schwartz-Bart la décrit fréquemment comme vide, avec « yeux de verre qui semblaient ne rien voir » (87). Il est en raison de ce vide, et cette inexistence d’une identité, que les rêves de Solitude deviennent sa réalité et beaucoup de descriptions dans le roman brouillent souvent les lignes de la réalité et de l’imaginé. Quand la « liberté » arrive finalement sur l’île, son manque d’identité et son incapacité de trouver une place dans le monde la mène à « s’accrocher à une nouvelle vague » (92) et, par hasard, joindre le groupe mené par Moudongue Sanga. Sur son arrivée, elle est décrite en tant qu’ayant « l’odeur du pourrissoir » (105), illustrant sa morte complète, physiquement et mentalement ; son corps se décompose, se désagrégeant comme son âme a fait il y a longtemps. Cependant, elle commence à établir une identité pour elle-même, trouvant un rôle avec les saisons changeantes. Elle maintient un niveau de surréalisme, car « son corps flott[e] entre les arbres » (122) quand elle mène les révolutionnaires, et à la fin, elle ne connaît toujours pas « même à l’intérieur de quel rêve elle se trouvait » (131). Bien que Solitude trouve la force chez elle-même pour lutter contre ceux qui l’ont maintenue submergée pendant tellement longtemps, elle se débatte avec où elle appartient jusqu'à la fin. Son identité biologique comme mulâtresse et son identité obligatoire en tant qu’un esclave aboutit à son incapacité de construire ou comprendre sa propre, vraie identité. Ainsi, Solitude existe comme corps vide, son âme détachée et survivante dans un état qui n’est pas tout à fait réel, emprisonné entre nombreux mondes.
Sarah
- 9/18/2007
Au lieu de répondre à la question posée (néanmoins intéressante) je veux bien m’adresser plutôt à un sujet qui m’a beaucoup frappé tout au long du livre : la question des parallèles entre la Shoah et l’esclavage. Cette comparaison m’a premièrement trouvé dans l’article au sujet de l’auteur, André Schwarz-Bart, dont la plupart des ancêtres sont morts aux mains des Nazies. L’article dit que « selon lui, les deux tragédies (la Shoah et l’esclavage antillais) ne s’excluent pas mutuellement… Schwarz-Bart rapproche les deux tragédies et leurs mémoires respectives. » Grâce à cet article, j’ai commencé ce livre avec cette comparaison dans ma tête, cherchant les liens. Évidemment ce n’est pas trop difficile de trouver les rapports entre la déshumanisation perpétué sur l’esclave africain et le barbarisme du XXe siècle. Une parallèle visuellement frappante est la transportation des Africains, y compris Bayangumay, sur les bateaux dont la description est remarquablement similaire des comptes de la déportation juive aux camps d’extermination; « ressentait toutes douleurs, la faim, la soif, la vermine, le manque d’air, l’odeur d’autrui et celle de ses propres ordures répandues durant la nuit » (p. 44). En fait c’est à ce moment terrible que Bayangumay essaie de se suicider, « elle tenta d’avaler sa langue. » La comparaison culmine par l’enchaînement de deux événements : l’insurrection suicidaire menée par Delgrès et la résistance juive suicidaire dans le Ghetto de Varsovie. Bien sûr on peut noter la destruction qui s’est ensuit, mais c’est plutôt la résistance héroïque qui est notable. En fait dans les dernières pages du livre, dans l’Epilogue, ils convergent symboliquement dans l’imagination d’un certain « voyageur » et dominent les derniers mots ; « toutes sortes de figures humaines se dresseront autour de lui, comme font encore, dit-on, sous les yeux d’autres voyageurs, les fantômes qui errent parmi les ruines humiliées du Ghetto de Varsovie » (p. 156). Schwarz- Bart essaie de fait l’insurrection Matouba un lieu de mémoire comme son homologue polonais. Il adresse l’endroit où il s’est passé comme « le territoire de l’ultime combat, le lieu de l’holocauste » (p. 147). Les lieux de mémoires sont principaux dans la compréhension essentielle de l’histoire et donc il est important de les rappeler. Je trouve cette comparaison entre ces deux histoires d’exil, oppression, déplacement et résistance d’une population significative d’être complètement fascinante. Ce livre est toujours applicable car il oblige une interrogation des notions d’identité et identification raciale et en ordre de comprendre notre identité culturelle il faut d’abord comprendre l’histoire. Il est important aussi de noter que cette comparaison est une juxtaposition et non pas une superposition, et donc ce n’est pas nuisible à leur importance individuelle.
Sasha
- 9/18/2007
Ce que j’ai trouvé intéressant dans ce livre était le thème de la solitude, même au début du livre avec Bayangumay. On voit comment Bayangumay se distingue du reste de sa tribu par sa danse, par son intérêt désireux a Kombobo. Un passage qui m’a vraiment frappée était quand Byanguymay espionnait les garçons pendant qu’ils se baignaient dans le ruisseau. Elle s’est démisée de l’environnement pour qu’elle est toute seule en même temps de pouvoir être spectateur.Cet instance ne constitue pas la solitude exacte de celle de Solitude, mais il exprime au lecteur le même sentiment de tristesse, d’isolement. Donc, à l’égard du grand thème de solitude, bien qu’il soit variable en l‘appliquant a Bayanguymay et puis a Solitude, il reste cette racine qu’elles partagent. En même temps de partager cette isolation, ce thème de la solitude, je trouve que Bayanguymay et Solitude ont leur double identité en commun.Comme Kristin a dit, ce sont deux femmes qui, depuis leur naissance, se sont identifiées avec deux identités distinct – Bayangumay avec celle de sa grand-mère et celle d’elle-même, et Solitude avec son personnage noir et son personnage blanc.Elles se sont liées avec cette double vie, lesquelles, avec chacun, elles avaient des espérances et des standards différents, en plus des épreuves. Celles qui sont être noir, blanc, jeune, âgé et les privations qu’elles ont à réconcilier entre eux. Cependant, bien qu’elles partagent ces identités et difficultés, a l’égard de leur culture, je les trouve comme vraiment différente, une vérité que Schwarz-Bart fait l’effort d’exprimer. Dans le livre, l’auteur explique comment la première génération des esclaves, ceux qui n’ont jamais marché sur la terre de leur patrie, n’identifient pas avec l’Afrique, bien que les esclaves qui aient traversé la mer aux vaisseaux sont irrévocablement y attachés. Schwarz-Bart expose ce schisme comme quelque chose significative, quelque chose qui marque la plus grande différence entre Bayanguymay et Solitude.
Kiloran de Lapérouse
- 9/18/2007
À mon avis, Bayangumay et Solitude sont indubitablement liées l’une à l’autre, surtout par la question de l’identité. Les deux ne sont pas sûres de leurs identités, se posant des questions et remettant en cause leurs réalités. Un exemple : leurs rêves sont éminents tout au long du texte. Or les rêves sont les instances où l’on ne sait jamais ce qui est réel et ce qui ne l’est pas à vrai dire. La proéminence des rêves montre donc l’incertitude que ces femmes se sentent. Par exemple, à la page 115, le texte dit que Solitude rêve parfois d’être chienne. Elle se demande si elle est vraiment une femme qui rêve en chienne ou si elle est en réalité une chienne qui rêve en femme. D’autres exemples de la question de l’identité dans le texte à travers Bayangumay et Solitude: Au début du texte, tout le monde dit à Bayangumay qu’elle est la réincarnation de sa grand-mère, mais elle ne se le sent pas. Elle se demande « Qui suis-je ? » C’est la question qui concerne la plus son identité. Par contre, pour Solitude c’est la question d’être mulâtresse, ni complètement blanche, ni complètement noire. Elle passe du temps avec la fille du maître, comme une amie, et elle est habillée comme une blanche, mais elle ne leur est pas égale. Elle dort par terre et doit obéir à sa maîtresse. A la page 131, le texte dit « Et puis elle [Solitude] s’interrogeait, se demandait si ce n’était pas une pensée blanche, et si tout au contraire elle ne se trouvait pas, présentement, à l’intérieur du rêve des hommes blancs. » Ça remet en cause encore une fois sa réalité et son identité. En plus, elle s’efforce de se sentir noire vraiment, dans son cœur. Elle se trouve coincée entre les deux mondes. Enfin, le fait que Solitude porte le nom « Deux-Âmes » affirme la nature incertaine de son identité, juste comme les yeux aux couleurs différentes l’affirment pour elle et pour Bayangumay aussi. Ces yeux représentent les forces contradictoires à l’intérieur des ces femmes. Même si elles sont nées dans les circonstances très différentes, les questions de l’identité et de la réalité sont proéminentes dans les vies des femmes de La mulâtresse Solitude.
Kristin
- 9/17/2007
A travers “La mulâtresse Solitude”, comment expliquer la transformation de la réalité entre les contextes géographiques et culturels de Bayangumay et de Solitude ? Est-ce que les deux femmes sont liées par leur héritage africain en considérant leurs liens matriarcaux, leurs rêves, et même leurs noms ?
Amber et Nathalie
- 9/17/2007
avez-vous des questions?
paliyenko
- 9/12/2007
Les questions à propos du colonialisme.
Alissa Consenstein
- 9/7/2007

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